Alwena, matelot de 19 ans, vient d'achever sa toute première mission à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, de retour à Toulon le 11 juillet 2026. Affectée aux catapultes, elle a participé à la propulsion d'avions Rafale lors de la mission La Fayette 26, qui a duré cinq mois et parcouru l'Atlantique Nord jusqu'au Golfe d'Oman.
Un travail précis et intense sur le pont d'envol
La jeune femme originaire de Mayenne travaille sur la catapulte avant du navire. Son rôle consiste à vérifier toutes les vannes qui permettent de projeter un avion depuis le pont d'envol. « On gère tout ce qui est machine », explique-t-elle. Chaque Rafale, pesant jusqu'à 20 tonnes avec munitions et carburant, passe de 0 à 250 km/h en quelques secondes grâce à un rail et une tige métallique.
La cadence est impressionnante : un avion est catapulté toutes les 30 secondes par catapulte, soit un avion par minute. Au total, 4 000 avions ont été catapultés durant la mission. « C'est un challenge, c'est pour ça qu'on est militaire », taquine Alwena, qui confie avoir été impressionnée mais s'être vite adaptée grâce à la confiance au sein de l'équipage.
Un rêve d'enfant devenu réalité
« Être là, devenir marin, c'est un rêve de petite fille depuis que j'ai 8 ans », confie-t-elle. C'est sa toute première affectation et la première fois qu'elle embarque sur un bâtiment de la Marine. Elle a fêté ses 19 ans à bord début juin. « C'est une chance, car le porte-avions, ce n'est pas une affectation qu'on a toujours », ajoute-t-elle.
Alwena souligne l'importance de la confiance mutuelle : « Chaque personne sait ce qu'elle doit faire. » Cette première mission marque le début d'une carrière prometteuse dans la Marine nationale.



