Les États-Unis ont lancé des bombardements sur l'Iran ce samedi 12 juillet, en représailles à une attaque attribuée à Téhéran. Le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le transport pétrolier, a été fermé, faisant monter la tension à son niveau le plus élevé depuis le cessez-le-feu.
Des frappes américaines en représailles
Selon le Pentagone, les frappes visaient des installations militaires iraniennes utilisées pour planifier et exécuter des attaques contre des navires américains et alliés dans le Golfe. "Nous avons ciblé des sites liés à la production de drones et de missiles", a déclaré un responsable américain sous couvert d'anonymat.
L'Iran a confirmé les bombardements, dénonçant une "violation flagrante du droit international". Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la fermeture immédiate du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Conséquences économiques immédiates
La fermeture du détroit a provoqué une flambée des cours du pétrole, le baril de Brent grimpant de plus de 8 % en quelques heures. Les marchés financiers mondiaux sont en alerte, les investisseurs redoutant une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
"C'est la pire crise depuis la guerre du Golfe", a estimé un analyste de l'Agence internationale de l'énergie. Les pays consommateurs, notamment en Asie, pourraient être contraints de puiser dans leurs réserves stratégiques.
Tensions régionales accrues
Les frappes américaines interviennent après des mois de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, marqués par des attaques de drones et des saisies de pétroliers. Le cessez-le-feu en vigueur depuis 2023 semble désormais caduc.
L'ayatollah Khamenei a promis une "réponse sévère", tandis que le président iranien a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale. De son côté, le secrétaire général de l'ONU a appelé à la retenue, craignant une escalade incontrôlable.
Réactions internationales
La Russie et la Chine ont condamné les frappes américaines, appelant au dialogue. L'Union européenne a exprimé sa "profonde inquiétude" et exhorté les deux parties à la désescalade. Israël, quant à lui, a soutenu l'action américaine, parlant d'une "défense légitime".
Les pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite, ont appelé à la retenue, redoutant un conflit régional dévastateur. Le Qatar a proposé une médiation, mais les chances d'une issue diplomatique semblent minces.
Un précédent dangereux
Cette escalade militaire rappelle les tensions de 2019, lorsque les États-Unis avaient abattu un drone iranien et que l'Iran avait saisi des pétroliers. Mais la fermeture du détroit d'Ormuz est une première, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour l'économie mondiale.
"Nous sommes au bord du précipice", a averti un diplomate européen. Les prochaines heures seront cruciales pour éviter un embrasement généralisé au Moyen-Orient.



