Ondres : la polémique perdure avec le nouveau maire Patrick de Casanove
Ondres : la polémique perdure avec le nouveau maire

Ondres : les ondes négatives persistent sous le nouveau mandat

On croyait la parenthèse tumultueuse d'« Ondres la polémique » refermée avec la défaite d'Eva Belin aux dernières élections municipales. Il n'en est rien. Le profil de son successeur, Patrick de Casanove, et de son équipe municipale s'avèrent tout aussi clivants, perpétuant un climat de tensions dans cette commune.

Un rappel à l'ordre préfectoral pour le nouveau maire

L'ancien médecin, qui préconise ouvertement un « État minimal », s'est fait rappeler cette semaine par le préfet que les élus de la République devaient également rendre des comptes. Cette mise en garde intervient dans un contexte où les polémiques semblent se renouveler plutôt que de s'apaiser.

Si les histoires de camping qui avaient marqué le précédent mandat ne sont plus d'actualité, ce sont désormais des commentaires haineux tenus sur les réseaux sociaux par deux de ses conseillers municipaux qui alimentent la controverse. Patrick de Casanove a initialement condamné ces publications, mais il est revenu sur ses positions ce lundi via une vidéo publiée sur les plateformes numériques.

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Dans cette intervention, il évoque des articles de presse « à charge, s'en prenant de manière infondée à [ses] adjoints pour lesquels je renouvelle mon soutien. Des attaques initiées par une ville voisine. » Cette défense agressive montre que les ondes négatives ont visiblement la vie dure à Ondres, où le dialogue semble difficile à établir.

La Macs : un consensus inattendu après une élection surprise

Après la victoire surprise de Régis Gelez à la présidence de la Communauté de communes Maremne Adour Côte sud (Macs), jeudi dernier, face à son concurrent du même bord politique et président sortant Pierre Froustey, on aurait pu craindre un début de guerre civile entre les deux socialistes. Avec 40 voix pour le maire de Tyrosse contre seulement 17 pour celui de Vieux-Boucau, les conditions étaient réunies pour des tensions.

Pourtant, mercredi, lors du vote du budget, tous les points ont été approuvés à l'unanimité. Même les nouveaux maires de droite Olivier Bégué à Hossegor et Philippe Saint-Martin à Soustons n'ont rien trouvé à redire. Ce dernier occupe même un poste de vice-président, délégué au développement social territorial et à la santé.

Rien de nouveau sous le soleil dans cette intercommunalité, où une culture ancestrale du consensus prévaut. Cette situation doit faire saliver les intercommunalités voisines du Seignanx et du Grand Dax, dont les conseils communautaires ne sont pas toujours de tout repos et où les divisions sont plus marquées.

Mont-de-Marsan Agglo : un carême budgétaire annoncé

Après l'« Habemus Presidam » du 7 avril, qui a vu Frédéric Dutin accéder à la présidence de Mont-de-Marsan Agglo, le débat d'orientations budgétaires a eu lieu le mercredi 15 avril. L'occasion était trop belle pour filer la métaphore ecclésiale : face à des élus lucides sur l'état des finances mais toujours enclins à quémander quelques indulgences budgétaires, le nouveau « pontife » a dû tempérer les ardeurs.

Point de miracle à l'horizon, ni de multiplication des crédits. « Nous ne sommes pas à la communauté du Grand Lourdes et je n'ai pas de solutions miracles », a-t-il tranché, renvoyant chacun à une forme de carême budgétaire. En somme, après la fumée blanche de l'élection, place à une certaine forme de rigueur… et aux prières, faute de mieux pour résoudre les défis financiers.

Jeremstar et la corrida : un revirement surprenant

Jeremstar, influenceur connu pour son opposition farouche à la corrida, ne manque pas une occasion de le faire savoir sur ses réseaux sociaux. Cette semaine, il a vivement critiqué l'affiche des Fêtes de la Madeleine 2026 créée par le photographe Cyrille Vidal et dévoilée le 11 avril.

Un visuel sur lequel on voit une enfant, cape rouge du matador en main, sur la piste des arènes du Plumaçon, avec quelques hortensias jetés au sol. « Mont-de-Marsan utilise un enfant pour glorifier la torture de la corrida, écrit-il sur sa page Facebook. On ne peut pas mettre des fleurs sur un massacre et appeler ça de la culture. »

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Cette prise de position contraste fortement avec sa visite en mars 2025, alors en campagne de promotion pour l'école No School. L'influenceur avait visité la ville, fait un tour de canoë et était même allé saluer le maire – Charles Dayot à l'époque – dans son bureau, allant jusqu'à enfiler l'écharpe tricolore et s'asseoir dans le fauteuil de maire. Peut-être s'était-il assis sur ses principes par la même occasion ce jour-là, ce qui interroge sur la cohérence de ses engagements.