Démission pour préserver sa sérénité professionnelle
Emmanuelle Cocusse, tête de liste de "Ma Ville, ma planète" aux dernières municipales à Saint-Raphaël (13,52 % des voix en mars 2026), a annoncé sa démission de son mandat d'élue d'opposition. Dans un communiqué adressé à Var-matin, elle explique renoncer à son poste d'inspectrice de l'Éducation nationale dans la circonscription Saint-Raphaël-Fréjus, ce qui entraîne de fait la fin de son mandat électif.
"Après avoir été enseignante et directrice d'école à Saint-Raphaël, puis réussi le concours d'inspectrice, j'ai obtenu réglementairement le poste de la circonscription locale via la mutation nationale. J'allais pouvoir rentrer chez moi, m'occuper de ma mère nonagénaire et exercer ma profession. Mais cela n'a pas plu à Monsieur Masquelier", a-t-elle déclaré.
Une intervention politique dénoncée
L'élue accuse le maire (LR) d'avoir "publiquement mis en doute mon impartialité dans l'exercice de mes fonctions" et d'être intervenu auprès de la rectrice de l'académie de Nice et du préfet du Var pour bloquer sa nomination. "Pourquoi donc ne souhaite-t-il pas que je travaille sur 'son' territoire ?", s'interroge-t-elle, estimant que le maire "ne supporte aucune personne qui ne partage pas toutes ses idées".
Emmanuelle Cocusse précise : "Les semaines passant, j'ai compris qu'il ne me laisserait pas travailler de façon sereine et que les équipes d'école pourraient avoir à en pâtir. J'ai donc décidé de renoncer à ma mutation professionnelle, et donc à mon mandat d'élue, ne pouvant revenir habiter chez moi."
Une opposition "exigeante et constructive"
Malgré cette démission, elle affirme que son engagement politique se poursuit : "Depuis six ans, avec Ma Ville Ma Planète, nous avons toujours exercé une opposition exigeante, constructive et respectueuse des institutions. Cet engagement se poursuivra, avec force et courage."
Ce conflit avait déjà fait l'objet d'un bras de fer lors du conseil municipal, M. Masquelier contestant la légitimité de son opposante à occuper un poste d'inspectrice sur le territoire communal. La démission d'Emmanuelle Cocusse marque un nouveau chapitre dans les tensions politiques locales.



