Le classement des villes où il fait bon vivre divise les candidats à Dax
Classement des villes : Dax en baisse, les candidats réagissent

Le palmarès des villes où il fait bon vivre suscite la polémique à Dax

Le classement annuel de l'association des Villes et villages où il fait bon vivre vient de paraître, et ses résultats ne laissent pas indifférents les candidats aux élections municipales de Dax. Pour la deuxième année consécutive, la ville landaise voit sa position reculer dans ce baromètre national, une évolution qui alimente le débat entre le maire sortant, Julien Dubois, et son opposante socialiste, Viviane Loumé Seixo.

Julien Dubois défend le bilan de sa municipalité

Le maire de Dax, Julien Dubois, exprime sa surprise face à cette baisse. « Bien sûr, on préfère que Dax monte dans ce type de classement plutôt qu'elle ne descende, mais ça reste un très bon rang », tempère-t-il. Il souligne que la ville conserve la deuxième place au niveau départemental, devant Mont-de-Marsan et derrière Tarnos, qui a également perdu 19 positions.

Ce qui fait bondir l'édile, ce sont les critères retenus par l'étude. « Alors qu'au cours du mandat, nous avons mis plus de moyens sur les écoles et les transports, ce sont précisément ces deux éléments qui sont invoqués pour justifier la chute dans le classement », s'étonne-t-il. Après analyse, sa municipalité a découvert un nouveau paramètre : l'intégration des risques naturels, comme les inondations. « Effectivement, Dax peut subir des inondations, mais notre dispositif de protection est plutôt efficace », argue-t-il.

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Julien Dubois rappelle également que la Ville ne participe pas activement à ce label, lui préférant celui des « Villes et villages fleuris », où Dax a récemment obtenu une quatrième fleur. « Ils viennent vraiment sur place constater les choses. Nous, nous avons des éléments objectifs, comme notre croissance démographique, qui nous font penser que Dax gagne en attractivité », conclut-il.

Viviane Loumé Seixo y voit une confirmation des problèmes

Du côté de l'opposition, la candidate socialiste Viviane Loumé Seixo interprète différemment cette dégringolade. Pour elle, elle « vient confirmer des choses sur la qualité de vie des Dacquoises et Dacquois ». Elle pointe du doigt plusieurs facteurs :

  • La baisse de la fréquentation thermale, un secteur clé de l'économie locale.
  • La perte d'attractivité du centre-ville, un thème central de son programme.
  • Les incivilités et les problèmes de gestion des travaux, dont le calendrier « pouvait être mieux géré ».

La candidate reconnaît les limites en matière de transport, notant que « Dax ne dispose pas d'une logistique de transport en commun comme on en retrouve dans les grandes villes ». Sur l'éducation, elle regrette l'abandon d'initiatives périscolaires développées avant le mandat actuel.

Viviane Loumé Seixo insiste sur l'importance des services publics pour l'attractivité de Dax, mais met en avant une problématique cruciale : le logement. « Le maire veut que les prix de l'immobilier augmentent, alors que se loger sur Dax est déjà mission impossible ? L'attractivité, c'est aussi pouvoir trouver à se loger », assène-t-elle, soulignant ainsi un point de désaccord fondamental avec son adversaire.

Un classement qui cristallise les enjeux de la campagne

Ce classement, bien que contesté par le maire sortant, sert de révélateur aux préoccupations des électeurs. Il met en lumière des sujets sensibles comme la qualité de vie, l'éducation, les transports, et l'accessibilité au logement. Alors que Julien Dubois défend sa gestion et met en avant des indicateurs positifs comme la démographie, Viviane Loumé Seixo utilise cette baisse pour appuyer sa critique de la politique municipale en place.

À quelques semaines du scrutin, ce débat autour des critères du « bien-vivre » illustre parfaitement les clivages qui traversent la campagne. Les Dacquois devront trancher entre une vision qui minimise l'importance de ce palmarès et une autre qui y voit le symptôme de problèmes plus profonds nécessitant un changement de cap.

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