Un renouvellement politique majeur dans le Bazadais
Les élections municipales approchent dans le Bazadais, et le paysage politique local s'apprête à connaître une transformation significative. Alors que le suspense électoral sera limité dans la plupart des communes, le changement sera bien réel avec un taux de départ des maires particulièrement élevé.
Un taux de non-candidature record
Sur les trente et une communes que compte le territoire bazadais, treize maires ont décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. Ce chiffre représente près de quarante pour cent des édiles en fonction, un taux nettement supérieur à la moyenne du Sud-Gironde qui s'établit à trente et un pour cent. Ce renouvellement massif promet de modifier en profondeur la gouvernance locale après le scrutin.
Peu de suspense électoral
Contrairement à ce renouvellement important, la compétition électorale sera limitée dans la grande majorité des communes. Seuls trois villages présenteront effectivement deux listes aux électeurs : Bernos-Beaulac, Birac et Lartigue. Dans les autres municipalités, les maires sortants se présentent sans opposition, ce qui pourrait même rendre inutile un second tour dans les trois communes concernées si une liste obtient la majorité absolue dès le premier tour.
Bazas, Captieux et Grignols sans opposition
Dans la ville centre de Bazas et ses presque cinq mille habitants, la maire sortante Isabelle Dexpert est assurée de conserver son siège, l'opposition n'ayant pas réussi à constituer une liste concurrente. Elle pourra ainsi poursuivre son action pour un deuxième mandat à la tête de la cité médiévale. La situation est identique à Captieux, où Christine Luquedey est seule candidate, et à Grignols, où la maire Françoise Dupiol-Tach ne rencontre aucune opposition.
Les points chauds du scrutin
Bernos-Beaulac constitue l'un des principaux enjeux de ces élections avec la présence de deux listes concurrentes. L'ancienne députée macroniste Dominique David affronte la maire sortante Jacqueline Lartigue-Renouil dans une campagne particulièrement animée. Le projet de ligne à grande vitesse, qui représenterait un bouleversement majeur pour le village, occupe une place centrale dans les débats.
À Lartigue, le plus petit village du Bazadais avec seulement quarante et un habitants, la présence de deux listes a surpris le maire sortant Philippe Lamothe. Quatorze candidats se présentent pour quarante-six électeurs inscrits, faisant de cette commune la plus citoyenne de Gironde en proportion. Le village de Birac, avec ses deux cent quarante habitants, voit quant à lui deux anciens adjoints s'affronter pour succéder au maire sortant Jean-Pierre Manseau.
Un enjeu communautaire crucial
Au-delà des élections municipales, un défi majeur attend les nouveaux élus du territoire. Nicole Coustet, maire de Cauvignac et présidente de la Communauté de communes, a décidé de ne pas se représenter, laissant vacant un poste stratégique pour l'avenir du Bazadais. La question de sa succession préoccupe les élus locaux, d'autant que la situation financière de l'intercommunalité n'est pas des plus favorables.
Le premier tour des élections municipales aura lieu dimanche quinze mars, avec un éventuel second tour prévu le dimanche suivant. Quel que soit le résultat dans les trois communes où existe une réelle compétition, le Bazadais connaîtra indéniablement un nouveau visage politique dans les semaines à venir.



