Un conseil municipal d'adieu chargé d'émotion à Aytré
Le dernier conseil municipal de la mandature 2020-2026, tenu le 26 février, a été un moment particulièrement intense et émouvant pour l'ensemble des élus de la commune d'Aytré. Cette séance de clôture a mêlé larmes, rires et moments de complicité, tout en servant de cadre à un appel solennel pour une campagne électorale respectueuse et digne.
Un appel au respect en période électorale
Dès l'ouverture de la séance, le ton a été donné avec un souhait collectif exprimé par plusieurs participants : que la fin de la campagne pour les municipales de mars ne soit pas entachée « par de l'irrespect voire de la diffamation ». Les élus ont unanimement déploré le climat politique parfois tendu qui règne à La Rochelle et ses environs, espérant qu'Aytré préserverait un débat démocratique serein.
Les témoignages poignants de l'opposition
Les élus d'opposition ont pris la parole les premiers, apportant des témoignages personnels forts. Hélène Rata, tête de liste de la gauche avec Unis pour Aytré, a rappelé avec franchise la réalité parfois frustrante du rôle d'élu minoritaire : « La vie d'un élu d'opposition est frustrante, avec beaucoup d'implication pour peu de résultat. Mais c'est le jeu de la démocratie municipale ».
L'émotion a atteint son paroxysme lorsque Lisa Teixeira, élue d'opposition siégeant depuis six ans, a laissé couler des larmes en évoquant son attachement au quartier Pierre-Loti et son engagement local. Malgré son placement en position non-éligible sur la liste Unis pour Aytré, elle a chaleureusement remercié le conseil municipal pour les rapports humains de qualité maintenus ces dernières années, malgré les inévitables désaccords politiques.
Les adieux d'un pilier de la vie locale
Le conseil a également été marqué par le départ émouvant de Jacques Garel, figure incontournable de la vie aytrésienne depuis trois décennies. À 78 ans, cet élu aux multiples casquettes – dont celle de musicien lors d'événements locaux – tire sa révérence après un parcours municipal commencé en 1995. Son parcours politique, ayant inclus un passage dans la majorité de Pierre Garnier (2001-2008) puis le poste de premier adjoint sous Suzanne Tallard, témoigne d'un engagement profond et durable.
Le bilan du maire sortant
Tony Loisel, maire pour encore quelques jours et candidat à sa propre succession, a dressé un bilan équilibré du mandat écoulé. Il a reconnu que les échanges avaient parfois été houleux, mais a insisté sur l'absence d'animosité personnelle entre les élus. « On ne réussit pas tous les jours mais ce que nous avons fait, nous l'avons fait pour les habitants », a-t-il déclaré, résumant l'esprit de service qui a animé cette mandature.
Dans un moment plus léger, Tony Loisel a même fait remarquer, non sans humour, qu'il n'avait pas reçu le programme de la liste rivale dans sa boîte aux lettres. « Je ne sais pas si on m'a évité », s'est-il amusé, avant qu'Arnaud Latreuille ne lui tende physiquement le programme d'Unis pour Aytré, provoquant rires et détente dans l'assemblée.
Une transition démocratique sous le signe de l'espoir
Ce dernier conseil municipal de la mandature 2020-2026 aura donc été bien plus qu'une simple formalité administrative. Il a constitué un véritable temps de respiration démocratique, permettant aux élus de tous bords de se souvenir du chemin parcouru, de reconnaître les efforts de chacun et d'exprimer l'espoir commun d'une transition électorale apaisée. Alors que la campagne bat son plein, le message est clair : à Aytré, la politique municipale se veut avant tout au service des habitants, dans le respect des personnes et des institutions.



