1 000 à 2 000 manifestants à Pau pour le 1er mai contre la loi Lecornu
1 000 à 2 000 manifestants à Pau contre la loi Lecornu

Entre 1 000 et 2 000 manifestants se sont rassemblés à Pau pour la fête du travail. La récente proposition de loi du gouvernement Lecornu était un des sujets principaux de contestation. « Le 1er mai ne se vole pas, il se défend », pouvait-on entendre, scandé en chœur par les manifestants palois, en cette fête du travail.

Un projet de loi contesté

Le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les artisans boulangers-pâtissiers et artisans fleuristes à faire travailler leurs salariés à cette date est assurément dans toutes les bouches. Si les desideratas plus traditionnels, comme l’avancement de l’âge de départ à la retraite ou la hausse des salaires, sont tout de même réclamés, la législation présentée par le Premier ministre Sébastien Lecornu et déposée au Sénat le 29 avril dernier cristallise les tensions.

« On attaque les droits des travailleurs en mettant en avant le principe de liberté, je trouve ça scandaleux », déplore Franck Hialé, secrétaire régional du syndicat Unsa. Le professeur de mathématiques regrette une démarche « libérale, qui fait travailler les gens sur un temps qui leur est dû ».

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Des craintes pour l'avenir

Cette proposition de loi déclenche ainsi la colère des syndicats et réveille certaines craintes. « Cela commence par les boulangers et les fleuristes, mais nous avons très peur que la prochaine étape soit les grandes surfaces. À partir de là, toute l’industrie suivrait derrière », projette Guy Esquerre, secrétaire général de l’union locale syndicale de Pau.

Hausse des morts au travail

Vêtu d’une chasuble de la CGT, cet employé du bâtiment pontacquais relève une autre problématique : les décès sur le lieu de travail. « On vient d’avoir un mort au travail à Laruns, c’est le troisième dans le département depuis le début d’année. En France, il y a entre 700 et 800 morts au travail par an, et nos politiques ne bougent pas », s’indigne-t-il.

À ce sujet, Guy Esquerre pointe notamment du doigt la suppression, en 2020, des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) jusqu’alors présents dans les entreprises de plus de 50 salariés. La CGT, la CFDT, Unsa, Solidaires et la FSU ont appelé à cette manifestation.

Une mobilisation massive

Au total, plus de 2 000 manifestants, selon la CGT, ont défilé dans les rues de Pau, de la place Verdun pour parcourir tout le centre-ville. Les forces de police qui encadraient le rassemblement n’en décomptaient quant à elles qu’un millier.

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