Assemblée nationale : une minute de silence et des accusations virulentes
Ce mardi 17 février 2026, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, militant identitaire décédé après son agression à Lyon. L'hémicycle presque plein s'est levé unanimement, marquant le début d'une séance où la question de la violence politique a dominé les débats.
Un gouvernement et une majorité de députés sur la même ligne
Dès l'ouverture des questions au gouvernement, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a condamné fermement la violence physique des groupuscules d'extrême gauche. Il a rappelé son action passée au ministère de l'Intérieur, où il avait dissous de nombreuses organisations d'ultra-droite et d'ultra-gauche. Le gouvernement a associé explicitement La France insoumise à ces violences, créant un front commun avec la droite et l'extrême droite de l'échiquier politique.
La France insoumise au centre des critiques
Les députés de l'opposition ont multiplié les charges contre les antifascistes et l'extrême gauche, pointant du doigt La France insoumise. Les reproches principaux portent sur :
- Les liens supposés avec la Jeune Garde
- Une brutalisation du débat politique
- Une responsabilité indirecte dans la montée des tensions
Cette offensive parlementaire est intervenue alors que les informations sur l'enquête judiciaire n'étaient pas encore complètement connues.
Développements judiciaires à Lyon
En fin de journée, le procureur de Lyon Thierry Dran a confirmé que quatre personnes avaient été interpellées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Parmi elles se trouve un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Ces interpellations, annoncées après la séance parlementaire, ajoutent une dimension judiciaire aux accusations politiques portées à l'Assemblée.
Contexte de l'agression
Quentin Deranque a été agressé jeudi dernier en marge d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Cet événement a déclenché une vague d'émotion dans la classe politique et relancé le débat sur la violence dans l'espace public. La droite et l'extrême droite ont profité de cette tribune pour dénoncer ce qu'elles qualifient de dérives violentes de l'extrême gauche.
La séance de ce mardi a donc mis en lumière une rare unanimité parlementaire contre la violence politique, tout en isolant La France insoumise qui doit maintenant faire face à des accusations à la fois politiques et judiciaires.



