La vidéoprotection, enjeu central de la campagne municipale à Bergerac
À l'approche des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars, la sécurité et l'installation d'un système de vidéoprotection figurent parmi les thèmes les plus débattus dans la cité de Cyrano. Comme en 2020, ce sujet anime particulièrement la campagne électorale. Fin décembre, les abonnés du journal Sud Ouest ont voté pour prioriser les sujets à traiter dans leur commune, et la vidéoprotection a émergé comme une préoccupation majeure. Ces articles, baptisés « Le choix des abonnés », sont disponibles sur sudouest.fr et dans les éditions papier. La rédaction a donné la parole à chaque candidat pour exprimer sa position sur cette question sensible.
Les propositions des candidats sur la sécurité et la vidéoprotection
Christian Gérard (Rassemblement national) : Le candidat propose d'installer un réseau de caméras de vidéoprotection dans toute la ville, en collaboration avec la police nationale et municipale. Il souhaite augmenter les effectifs de la police municipale pour atteindre un policier pour 1 000 habitants, soit 27 agents d'ici la fin du mandat, contre 18 actuellement. Son programme inclut également l'installation d'un éclairage intelligent, un principe de casseur/payeur pour les dégradations, un réseau de voisins vigilants renforcé, et la mise en place de « Papys Mamies Trafic » pour sécuriser les abords des écoles.
Fabien Ruet (gauche unie et rassemblement citoyen) : Le socialiste distingue vidéoprotection et vidéosurveillance, privilégiant la première de manière encadrée. Il propose la création d'un comité de vigilance réunissant magistrats, forces de l'ordre, associations de défense des droits et élus pour décider de l'implantation des caméras, avec des priorités comme le marché couvert et les sorties de ville. Il insiste sur le maintien des effectifs de police de l'État et veut redéployer la police municipale vers la médiation, créer une brigade champêtre, et revoir les missions des ASVP.
Jonathan Prioleaud (divers droite, maire sortant) : Le maire sortant met en avant les efforts réalisés depuis 2020, notamment l'équipement de la police municipale et la baisse de la délinquance. Il propose d'organiser des assises de la sécurité et de la cybersécurité avec les forces de l'ordre, la justice et les habitants pour décider des actions futures. Il est prudent sur l'augmentation des effectifs et le développement des caméras, demandant que l'État finance les études sécuritaires, et note que les rapports montrent une incidence limitée des caméras sur la délinquance.
Thierry Roux (sans étiquette) : Le candidat critique le maire sortant pour son manque d'action et propose un réseau de vidéoprotection avec une trentaine de caméras dès ce mandat, puis une dizaine chaque année, s'inspirant de modèles comme Libourne. Ses priorités d'installation sont les abords des écoles, les entrées de ville et le centre-ville. Il envisage un centre de contrôle avec surveillance humaine, le recrutement progressif d'agents de police municipale, et des dispositifs citoyens de collaboration avec la police.
Un débat qui reflète les préoccupations des Bergeracois
Les propositions varient significativement, allant de l'expansion rapide des caméras à des approches plus nuancées et participatives. Ce débat intense montre à quel point la sécurité reste une priorité pour les habitants, comme en témoigne le vote des abonnés de Sud Ouest. Les élections des 15 et 22 mars détermineront quelle vision sera mise en œuvre pour renforcer la tranquillité publique à Bergerac, avec des implications potentielles sur le budget communal, les libertés individuelles et l'efficacité des politiques de prévention.



