Jean-Pierre Colin, vice-président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur chargé des finances, maintient sa candidature aux élections sénatoriales dans le Var malgré l'absence de soutien officiel des figures majeures de la région. « Il y a 100 % de chances que j'aille jusqu'au bout », déclare-t-il, confiant. Cet assureur toulonnais, membre d'Horizons, estime avoir le niveau : « Humblement, j'ai le niveau pour être sénateur. »
Une campagne de terrain intensive
Sur les 153 maires varois, Jean-Pierre Colin en a rencontré environ 70, parcourant jusqu'à 411 kilomètres en une seule journée. Il anticipe recueillir « plus de 500 » voix, ce qui lui permettrait selon lui de « faire un siège assez facilement ». Dans ses pronostics, il attribue deux mandats aux LR, un au RN, et zéro à Marc Lauriol (ex-LR) et à Véronique Maurel (UVP). Il cite Jean-Claude Gaudin : « Les sénatoriales, c'est la seule élection où les électeurs mentent plus que les candidats. »
Priorités : violences faites aux femmes, déserts médicaux et zones blanches
S'il est élu, Colin souhaite lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, en s'appuyant sur les maisons Françoise Giroud qu'il a contribué à implanter via la Région. Il veut aussi développer les maisons de santé dans les déserts médicaux du Haut-Var et s'attaquer aux zones blanches entre Barjols et Brignoles. Il critique vivement les députés RN locaux : « Ils font quoi les députés RN du coin ? Il n'y en a pas un pour rencontrer le patron d'Orange ou SFR ? » Il s'en prend particulièrement à Frank Giletti, tête de liste RN aux sénatoriales : « C'est quoi son métier, à part couper des rubans et remettre des gerbes ? »
Des demandes concrètes des maires
Au cours de ses rencontres, Colin a été sollicité pour des véhicules capables de rouler dans les pistes forestières pour lutter contre les incendies. Il pointe aussi les problèmes de mobilité, de fracture numérique, de réserve d'eau et de logement pour les primo-accédants. Il promet un « service 48 heures » pour répondre aux sollicitations des élus locaux.
« Trois guerrières » pour l'accompagner
Pour son « combat contre les extrêmes », Colin a choisi trois colistières : Nathalie Rocailleux (neuropsychologue), Patricia Poignant (cheffe de l'opposition à Saint-Raphaël) et Hélène Verduyn (ex-maire de Signes). Il compte aussi sur deux maires en activité, qu'il préfère protéger des pressions. Il déplore que Françoise Dumont (sénatrice LR sortante) ait demandé à Renaud Muselier de le « débrancher » et critique « l'ambiguïté des responsables LR varois qui ne condamnent pas ceux qui flirtent avec l'UDR » d'Éric Ciotti.
Un candidat sans soutien officiel
Investi le 30 juin par Les Centristes, Colin n'a reçu ni le soutien de Renaud Muselier (Renaissance) ni celui de François de Canson. Il balaie ces absences : « Ils ont d'autres enjeux plus importants. De toute façon, je n'ai pas besoin de soutien. » Le verdict des grands électeurs varois est attendu le 27 septembre.



