Séisme électoral dans le Sud-Ouest : 25 grandes villes changent de maire et de couleur politique
Sud-Ouest : 25 grandes villes changent de maire après les municipales

Un quart des grandes villes du Sud-Ouest connaissent un changement politique majeur

La soirée électorale du dimanche 22 mars 2026 a été marquée par des séismes politiques d'une ampleur exceptionnelle dans le Sud-Ouest de la France. Pas moins de 25 des 100 plus grandes villes de la région ont changé de maire et de couleur politique, représentant un quart des principales municipalités concernées par cette onde de choc électorale.

Des victoires significatives pour le centre et la droite

À Bordeaux, la victoire du candidat Renaissance Thomas Cazenave avec 50,9% des voix face à l'écologiste Pierre Hurmic constitue l'un des événements les plus symboliques de cette élection. Mais cette dynamique centriste s'est étendue bien au-delà de la capitale girondine.

Dans la métropole bordelaise, Le Haillan est passé sous la coupe de l'ancien député macroniste Éric Poulliat (49,4%) qui a battu la maire sortante socialiste André Kiss (38%). À La Rochelle, le député MoDem Olivier Falorni (43,7%) a fait basculer la ville vers le centre, un mouvement suivi par la commune voisine de Lagord avec l'élection de Bruno Barbier (59,2%).

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Le mouvement centriste a également touché Biarritz où l'ancien rugbyman Serge Blanco (41,9%), étiqueté divers centre, a privé la maire sortante LR Maider Arosteguy (32,2%) d'une réélection. En Dordogne et dans les Landes, les communes de Trélissac et Saint-Paul-lès-Dax, dirigées jusqu'ici par des municipalités de gauche, ont également basculé vers le centre avec les victoires d'Éric Fallous (53%) et Catherine Raba (50,5%).

Des bascules spectaculaires vers la droite

En Gironde, l'élection du divers droite Christian Bagate (51%) à Bègles face à l'écologiste Clément Rossignol Puech (48,9%) a marqué un tournant historique pour cette ville gouvernée par la gauche depuis la Libération. Parempuyre, également jusqu'ici à gauche, est passée à droite avec Henri Lagarrigue (41,3%).

À Périgueux, le candidat de droite Michel Cadet (53,2%) a battu le sortant socialiste Emeric Lavitola (46,8%), tandis que plusieurs autres communes ont suivi cette tendance : Soustons dans les Landes (Philippe Saint-Martin 54,4%), Périgny en Charente-Maritime (Cédric Lafage 56,9%) et Le Passage en Lot-et-Garonne (Gilles Frémy 56,2%).

Des reconquêtes importantes pour la gauche

Malgré les avancées du centre et de la droite, la gauche a enregistré plusieurs victoires notables, notamment en reprenant des villes qui lui étaient historiquement acquises. À Pau, le patron du MoDem François Bayrou (41,14%), qui avait emporté la mairie en 2014, a été battu par le socialiste Jérôme Marbot (42,45%), marquant un retour aux sources pour cette ville longtemps dirigée par le parti socialiste.

La victoire de Frédéric Dutin (37,9%) à Mont-de-Marsan face au maire sortant Charles Dayot (32,3%) et à l'ancienne mairesse Geneviève Darrieussecq (19,8%) représente un retour significatif de la préfecture landaise dans l'escarcelle socialiste.

À Agen, après 18 ans de mandat, le centriste Jean Dionis (34,3%) a perdu la mairie au bénéfice de la liste d'union de gauche conduite par l'ancien écologiste Laurent Bruneau (39%). La commune d'Aytré en Charente-Maritime est également passée à gauche avec Hélène Rata (51,3%) qui l'a emporté face au maire sortant divers droite Tony Loisel (48,7%).

Cette élection municipale de 2026 dans le Sud-Ouest révèle ainsi un paysage politique profondément remodelé, avec des transferts de pouvoir significatifs dans un quart des principales villes de la région, témoignant d'une recomposition politique aux multiples facettes.

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