Municipales 2026 à Sète : Sébastien Pacull veut incarner l'alternative face au système et à LFI
À quelques jours du second tour des élections municipales à Sète, Sébastien Pacull, candidat du Rassemblement national, maintient sa conviction de pouvoir conquérir l'hôtel de ville. Fort d'un score de 20,77 % au premier tour, soit 4 441 voix, il se positionne désormais comme le rempart contre ce qu'il nomme "le système" en place et "le danger" que représenterait La France Insoumise.
Un contexte électoral favorable après le retrait de Pascal Pintre
La dynamique de campagne a été bouleversée par le retrait, lundi, de Pascal Pintre, candidat de la liste "Sète rassemblée". Cet événement ouvre la voie à un possible report de voix en faveur de Sébastien Pacull, qui espère ainsi combler l'écart de 1 562 voix le séparant du maire sortant, Hervé Marquès. Le candidat RN estime que cette configuration place les Sétois devant "une alternative d'une très grande clarté".
Il dépeint le maire sortant comme "aujourd'hui isolé et sans aucune réserve de voix", affirmant ainsi sa propre responsabilité à rassembler les électeurs. Son objectif affiché est double : éloigner définitivement le péril incarné par La France Insoumise, qui a investi la candidate Laura Seguin, et mettre fin à ce qu'il qualifie de "système" en place.
Un discours axé sur la défense de Sète et le rejet des étiquettes
Face aux accusations d'extrémisme souvent brandies contre son parti, Sébastien Pacull adopte une posture défensive et territoriale. "La seule chose qui soit extrême chez moi, c'est mon amour viscéral pour Sète et pour ses habitants", déclare-t-il, cherchant à personnaliser son engagement et à le détacher des clivages nationaux. Il anticipe les stratégies de ses adversaires, qu'il accuse de vouloir "rejouer son vieux feuilleton de la peur en agitant la menace des extrêmes".
Le candidat mise sur sa notoriété locale et sa connaissance du terrain pour convaincre les électeurs. "Tout le monde me connaît ici", assure-t-il, espérant ainsi désamorcer les craintes liées à l'étiquette RN. Son appel est direct et mobilisateur : "Ce week-end, j'appelle tous les électeurs à faire preuve de courage. Osez défendre Sète. Osez défendre vos valeurs."
Une bataille électorale qui cristallise les tensions politiques nationales
La campagne sétoise dépasse largement le cadre local pour incarner un microcosme des affrontements politiques français. D'un côté, Sébastien Pacull incarne la volonté du Rassemblement national de s'implanter durablement dans les municipalités, en se présentant comme une force d'opposition au pouvoir en place. De l'autre, la présence de La France Insoumise, avec Laura Seguin, ravive les clivages gauche-extrême droite.
Les enjeux sont donc multiples :
- La conquête d'une ville symbolique pour le RN, qui cherche à étendre son influence au sud de la France.
- La survie politique du maire sortant, Hervé Marquès, confronté à une opposition renforcée.
- La capacité de LFI à percer dans un contexte local marqué par la montée du RN.
À l'approche du scrutin, Sébastien Pacull reste confiant. Il estime que le retrait de Pascal Pintre et la polarisation croissante de la campagne jouent en sa faveur. Reste à savoir si les Sétois suivront son appel à "oser défendre Sète" ou s'ils préféreront la continuité représentée par le maire sortant. Le second tour s'annonce serré et particulièrement révélateur des recompositions politiques à l'œuvre dans l'Hexagone.



