Sénatoriales 2026 : Ravier écarté par le RN au profit de Callet
Sénatoriales 2026 : Ravier écarté par le RN

À l'approche des élections sénatoriales de 2026 dans les Bouches-du-Rhône, le Rassemblement national (RN) a pris une décision stratégique en écartant Stéphane Ravier, figure emblématique mais controversée du parti dans le département, au profit de Marie-Pierre Callet, ancienne membre des Républicains (LR). Cette décision, officialisée le 19 mai 2026, marque un tournant dans la stratégie électorale du RN, qui cherche à élargir sa base et à séduire un électorat plus modéré.

Les raisons d'un choix stratégique

Selon des sources internes au parti, la direction nationale du RN a estimé que Stéphane Ravier, bien que populaire auprès des militants, cristallisait trop de critiques en raison de ses positions jugées extrêmes et de ses démêlés judiciaires. En choisissant Marie-Pierre Callet, le RN mise sur une candidate perçue comme plus rassembleuse et capable de capter des voix au-delà de son électorat traditionnel. Callet, ancienne adjointe au maire de Marseille sous l'ère LR, a rejoint le RN en 2024, apportant avec elle un réseau d'élus locaux et une image plus institutionnelle.

Les réactions dans le camp Ravier

Stéphane Ravier n'a pas caché son amertume. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, il a dénoncé une « trahison » et une « mise à l'écart injuste », rappelant son engagement de longue date pour le parti. Plusieurs de ses soutiens locaux ont exprimé leur mécontentement, certains menaçant de ne pas voter pour la candidate officielle. Cependant, la direction du RN a appelé à l'unité, soulignant que l'objectif est de remporter le plus de sièges possible au Sénat.

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Les enjeux des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Les Bouches-du-Rhône sont un département clé pour le RN, qui espère y conquérir un ou plusieurs sièges de sénateur. Actuellement, la droite et le centre dominent la représentation sénatoriale du département, mais le RN compte sur une dynamique favorable après ses bons résultats aux européennes et aux législatives. Marie-Pierre Callet devra faire face à une concurrence acharnée, notamment de la part des candidats LR et de la majorité présidentielle, mais aussi des écologistes et de la gauche unie.

Un profil pour séduire au-delà du RN

Marie-Pierre Callet, 58 ans, est une figure connue de la vie politique marseillaise. Ancienne élue LR, elle a occupé des postes dans les domaines de l'urbanisme et du logement. Son ralliement au RN en 2024 avait surpris, mais elle justifiait ce choix par une convergence de vues sur les questions de sécurité et d'immigration. Pour les sénatoriales, elle entend mettre en avant son expérience de terrain et sa capacité à travailler avec tous les élus, un argument de poids pour convaincre les grands électeurs.

Les défis à relever

La candidate devra toutefois surmonter plusieurs obstacles. D'une part, elle devra faire oublier son passé LR, qui pourrait lui valoir des accusations de « trahison » de la part de ses anciens amis politiques. D'autre part, elle devra mobiliser les militants RN, encore marqués par l'éviction de Ravier. Enfin, elle devra convaincre les électeurs indécis, nombreux dans ce département où la vie politique est particulièrement fragmentée.

Les élections sénatoriales de 2026 s'annoncent donc comme un test majeur pour le RN, qui cherche à s'imposer comme une force de gouvernement crédible. Le choix de Marie-Pierre Callet plutôt que de Stéphane Ravier montre que le parti privilégie désormais une stratégie de normalisation, quitte à mécontenter une partie de sa base militante.

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