Sénatoriales 2026 : Stéphane Le Rudulier candidat dissident après lâchage LR
Sénatoriales 2026 : Le Rudulier candidat dissident

Stéphane Le Rudulier, sénateur sortant des Bouches-du-Rhône, a annoncé sa candidature en dissidence aux élections sénatoriales de 2026, après avoir été écarté par son propre parti, Les Républicains (LR). Le 12 juillet 2026, il a officialisé sa décision, dénonçant un « choix politicien » de la part de la direction nationale de LR, qui lui préfère un autre candidat.

Un lâchage qui suscite la controverse

Le Rudulier, élu sénateur en 2020, a été informé en juin 2026 que LR ne renouvellerait pas son investiture pour les sénatoriales de septembre 2026. Selon des sources internes au parti, la décision a été prise par la commission nationale d’investiture, présidée par Christian Jacob, pour « renouveler la direction » et favoriser une figure montante locale. Le sénateur sortant a qualifié cette décision de « brutalité politique », affirmant qu’elle intervient sans justification claire et après des années de loyauté envers le parti.

« Je suis un homme de terrain, reconnu pour mon travail au Sénat. Être écarté de la sorte est une injustice. Je me présente donc en dissidence, fort du soutien de nombreux élus locaux et de militants », a déclaré Le Rudulier lors d’une conférence de presse à Marseille.

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Les enjeux des sénatoriales 2026

Les élections sénatoriales de 2026 se dérouleront le 27 septembre, renouvelant la moitié du Sénat. Dans les Bouches-du-Rhône, huit sièges sont à pourvoir. Le département est un bastion historique de la droite, mais la majorité présidentielle (Renaissance) et le Rassemblement national (RN) espèrent y réaliser des percées. Selon un sondage Ifop de juin 2026, LR pourrait perdre jusqu’à deux sièges dans le département si des candidatures dissidentes fragmentent le vote.

Le Rudulier, âgé de 52 ans, est perçu comme un élu proche des territoires, spécialiste des questions de décentralisation et de sécurité. Sa dissidence pourrait affaiblir la liste officielle LR, menée par la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, qui bénéficie de l’investiture du parti. Les observateurs estiment que le score de Le Rudulier pourrait osciller entre 8 % et 12 % des voix des grands électeurs, suffisant pour faire basculer l’élection.

Réactions et stratégies

La direction de LR a réagi par un communiqué, qualifiant la candidature dissidente de « dangereuse pour la droite républicaine » et appelant à l’unité. « Stéphane Le Rudulier fait le jeu de la majorité présidentielle en divisant nos forces. Nous espérons que les grands électeurs sauront faire le bon choix », a déclaré le secrétaire général de LR, Aurélien Pradié.

De son côté, le camp présidentiel voit d’un bon œil cette division. Un porte-parole de Renaissance a indiqué que « cette dissidence est une opportunité pour faire élire davantage de sénateurs de la majorité ». Le RN, par la voix de son délégué départemental, a également salué « une droite qui se déchire, preuve de son incapacité à gouverner ».

Un contexte national tendu

Les sénatoriales de 2026 interviennent dans un climat politique marqué par la réforme des retraites et les tensions sur le pouvoir d’achat. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, est un contrepoids à l’Assemblée nationale. Une fragmentation de la droite pourrait renforcer la position du gouvernement, qui cherche à obtenir une majorité plus favorable à ses réformes.

Stéphane Le Rudulier, qui a déjà recueilli le soutien de 150 maires du département, mise sur son ancrage local et son bilan pour convaincre les 2 500 grands électeurs des Bouches-du-Rhône. « Je ne suis pas un dissident par opportunisme, mais par conviction. Je veux continuer à défendre les intérêts de notre territoire », a-t-il insisté.

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