Au Sénat, la bataille de l’après-Larcher a déjà commencé
Sénat : la bataille de l’après-Larcher a commencé

La fin du mandat de Gérard Larcher à la tête du Sénat, prévue en 2023, suscite déjà des convoitises. Plusieurs figures de la majorité sénatoriale de droite et du centre préparent leur candidature. Selon des sources parlementaires, au moins trois noms circulent pour lui succéder : Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains ; Hervé Marseille, président du groupe centriste ; et Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine.

Une élection sous tension

L'élection du président du Sénat est prévue pour l'automne 2023, après le renouvellement partiel de la chambre haute. Gérard Larcher, qui préside depuis 2008 (avec une interruption de 2011 à 2014), a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat. Cette décision ouvre une période de transition inédite. "La succession est ouverte, mais il faudra composer avec les équilibres politiques", confie un sénateur LR sous couvert d'anonymat.

Les ambitions de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, 61 ans, fait figure de favori. Il dirige le groupe LR, majoritaire au Sénat avec 148 sièges. Il a multiplié les interventions sur des sujets régaliens, comme l'immigration ou la sécurité. "Il a une stature nationale et une connaissance des dossiers", estime un élu de la Sarthe. Cependant, son profil très marqué à droite pourrait susciter des résistances au sein de la majorité.

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Hervé Marseille, l'alternative centriste

Hervé Marseille, 68 ans, président du groupe Union Centriste (57 sénateurs), se pose en rassembleur. Il défend une ligne plus modérée et pourrait séduire les élus de la majorité présidentielle. "Il incarne la stabilité et le compromis", souligne un sénateur centriste. Mais son âge et sa discrétion relative pourraient jouer en sa défaveur.

Roger Karoutchi, l'outsider

Roger Karoutchi, 71 ans, ancien ministre et figure historique de la droite, est également candidat déclaré. Il mise sur son expérience et son réseau. "Je suis le plus apte à rassembler au-delà des clivages", a-t-il déclaré. Toutefois, son âge et son image parfois clivante pourraient limiter ses chances.

Les enjeux de la succession

Au-delà des personnalités, l'élection du président du Sénat revêt un enjeu politique majeur. Le Sénat, dominé par la droite, constitue un contrepoids à l'Assemblée nationale. "Le futur président devra préserver l'indépendance de la chambre haute face à l'exécutif", analyse un constitutionnaliste. La campagne s'annonce serrée, avec des alliances possibles entre les différents blocs.

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