Dans une tribune publiée le 19 juin 2026, l'écrivaine Lola Lafon s'adresse directement au président de la République pour dénoncer ce qu'elle considère comme un luxe inaccessible : s'exprimer d'un ton mesuré. Elle estime que dans le contexte actuel de crises multiples, la retenue et la modération sont des privilèges que les citoyens ordinaires ne peuvent pas se permettre.
Un appel à la sincérité
Lafon souligne que les discours policés et les formules diplomatiques ne répondent pas à l'urgence des situations vécues par une grande partie de la population. Elle rappelle que les mots ont un poids et que, face à la détresse sociale et environnementale, il est nécessaire de parler vrai, sans filtre.
L'écrivaine critique également la tendance des dirigeants à utiliser un langage aseptisé qui éloigne le politique des réalités concrètes. Selon elle, cette distance langagière contribue à la défiance envers les institutions et alimente le sentiment d'abandon.
Une prise de position radicale
Dans sa tribune, Lola Lafon invite le président à sortir de sa réserve et à adopter un ton plus direct, plus proche des préoccupations des citoyens. Elle affirme que la mesure est un luxe que seuls ceux qui ne sont pas directement touchés par les crises peuvent se permettre.
Cette prise de position a suscité des réactions contrastées. Certains saluent le courage de l'écrivaine, tandis que d'autres jugent son appel trop radical et peu constructif. Quoi qu'il en soit, la tribune de Lola Lafon relance le débat sur la communication politique et l'importance de l'authenticité dans le discours public.



