Municipales 2026 à Lodève : le projet coopératif de Sébastien Rome
Candidat aux élections municipales de 2026 à Lodève, Sébastien Rome présente un programme centré sur une gestion coopérative de la ville. Dans sa permanence de la place de la République, l'élu insoumis affirme partager avec La France Insoumise (LFI) une ligne d'émancipation des individus, mais revendique une totale liberté politique. « Je ne reçois d'ordres de personne », insiste-t-il, tout en défendant des outils de participation citoyenne.
Une démocratie locale renforcée par les citoyens
Le programme de Sébastien Rome prévoit un référendum d'initiative locale à partir de 300 signatures, soit environ 5% du corps électoral lodévois. Cette mesure permettrait aux habitants, y compris les jeunes dès 16 ans et les résidents étrangers, de soumettre des sujets à l'ordre du jour du conseil municipal ou de déclencher une consultation locale. « L'idée, c'est de permettre aux habitants de s'exprimer directement », explique le candidat, qui souhaite développer une démocratie réellement participative.
Pour concrétiser cette ambition, il propose la création de commissions extra-municipales ouvertes aux citoyens. Cette approche vise à rompre avec une certaine verticalité parfois attribuée à la gauche radicale. « Si vous regardez les outils programmatiques de LFI, vous verrez qu'ils vont dans le sens de la participation citoyenne », rétorque-t-il à ceux qui évoquent un centralisme.
L'union des gauches, un impératif stratégique
Sébastien Rome plaide avec force pour une union des gauches dès le premier tour, sur la base d'un programme commun. Il déplore que cette proposition n'ait pas été entendue, malgré la demande des électeurs. « Si la gauche part divisée, elle perd. C'est à la fois une erreur stratégique et un manque d'écoute », affirme-t-il, estimant qu'un refus d'union offrirait la victoire à la droite.
Le candidat critique particulièrement Julien Pradel, premier fédéral du Parti Socialiste, accusé de mener une « stratégie d'appareil ». Il souligne également les incohérences du programme de Claude Laateb, qui promet 700 000 euros d'épargne nette, ce qui impliquerait selon Rome des économies équivalant à dix postes à temps plein. « Quand on promet des emplois tout en supprimant dix postes, il y a une incohérence », juge-t-il.
Une équipe diversifiée et un ancrage territorial
La liste « S'unir pour changer Lodève » présente une certaine diversité, avec en troisième position Hocine Bakiri, un formateur de police et ancien de la BAC à Marseille. « Cela montre la diversité de notre équipe. Tous les policiers ne pensent pas comme le syndicat Alliance », commente Sébastien Rome.
Sur le plan territorial, le candidat insiste sur la nécessité de renforcer les liens avec les villes moyennes voisines comme Clermont-l'Hérault, Gignac ou Bédarieux. « Notre région n'est pas centrée sur une seule métropole, comme Toulouse. Elle est historiquement multipolaire », explique-t-il, prônant une collaboration avec tous les maires, quelle que soit leur étiquette, pourvu qu'ils partagent l'intérêt général.
Poursuite des projets avec une méthode renouvelée
Concernant le projet « Quartiers de demain », Sébastien Rome souhaite sa poursuite mais avec une autre méthode. Il propose la création d'un atelier permanent du projet permettant une véritable maîtrise d'usage par les habitants. « Le jury citoyen a critiqué le manque de transparence. Nous voulons que les habitants participent à chaque étape », précise-t-il.
Le candidat rappelle son rôle dans le montage du dossier, en tant que député, en collaboration avec le sous-préfet et les services de l'État. « C'est ma manière de faire : aller chercher les partenaires, débloquer les projets, défendre la ville », résume-t-il, soulignant son engagement pour désenclaver le territoire, notamment par la défense du Service express régional métropolitain (Serm).
Un parcours politique marqué par l'engagement local
Sébastien Rome, 47 ans, professeur des écoles de profession, a débuté son engagement politique en 2014 sur la liste de la socialiste Marie-Christine Bousquet, dont il deviendra adjoint à la politique de la Ville. En 2020, faute d'accord avec Gaëlle Lévêque, il conduit sa propre liste « Nous voulons, Nous faisons », qui ne franchira pas le cap du premier tour.
Élu député de la 4e circonscription de l'Hérault sous bannière LFI avec l'étiquette de la Nupes, il perd son mandat deux ans plus tard lors de la dissolution de l'Assemblée. Omniprésent sur le Lodévois, il prône très tôt une union des gauches à travers le collectif « Réflexion lodévoise ». Pour ces municipales 2026, il part en solo à la tête de la liste « S'unir pour changer Lodève », soutenue par LFI, les écologistes, Génération.s et Nouvelle Donne.



