Un premier conseil municipal mouvementé à Saint-Loubès
Lundi 13 avril, plus de 80 personnes se sont rassemblées à la Coupole pour assister au premier conseil municipal de la nouvelle mandature à Saint-Loubès. Cette séance inaugurale a été marquée par des annonces importantes et des échanges tendus entre la majorité et l'opposition.
La naissance d'un nouveau groupe d'opposition
Dès l'ouverture de la séance, Chantal Quilico a pris la parole pour annoncer une scission significative. « Suite à des divergences profondes de valeurs avec François Spagnol, les trois élus Chantal Quilico, Christophe Pelé et Anthony Conte forment désormais un nouveau groupe d'opposition qui se nomme Demain Saint-Loubès », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « Notre engagement reste intact : travailler avec sérieux, transparence, dans un esprit de dialogue, au service de l'intérêt général et de l'avenir de Saint-Loubès. »
Le maire Antoine de Tournemire a pris note de cette création tout en soulignant l'importance de maintenir un esprit de dialogue constructif. Lors de la désignation des membres pour les différentes commissions, Céline Bagolle, représentant la liste Saint-Loubès ensemble 2026, a proposé dix membres par commission. Le maire a répondu avec souplesse : « Rien n'est figé, nous nous laissons le temps d'évoluer. »
La question épineuse de la fiscalité locale
Le débat s'est intensifié lors du vote des taux de fiscalité locale. Le maire a justifié une augmentation du taux d'imposition sur le foncier bâti de 1,5 % en évoquant une baisse des dotations de l'État représentant 151 000 euros. « Nous restons bien en deçà de l'inflation, il y a des bases que nous ne maîtrisons pas et les dépenses se feront progressivement. Nous demandons un petit effort aux Loubésiens », a-t-il argumenté.
Les oppositions, représentées par Christophe Pelé et Sébastien Roux, ont critiqué cette décision, parlant d'un « manque d'ambition ou d'anticipation sur l'inflation ». Antoine de Tournemire a également annoncé une promesse d'achat de l'ancienne perception et de parcelles de 2 775 m² par Domova Patrimoine au prix de 321 000 euros.
D'autres points controversés à l'ordre du jour
Plusieurs autres sujets ont alimenté les discussions :
- Création d'un emploi de collaborateur de cabinet : À compter du 14 mai 2026, un nouveau poste sera créé. Les oppositions ont qualifié ce choix de « politique marqué » et ont demandé des précisions sur son financement, insistant sur la nécessité d'une ouverture de crédit préalable. Le maire a répondu : « Notre programme est à droite et il est de rupture avec des points précis. Ce collaborateur va nous aider à travailler des dossiers importants et à les résoudre. »
- Retransmission des conseils : Interrogé sur ce point, Antoine de Tournemire a indiqué qu'il ne souhaitait pas de retransmission pour des raisons de quiétude. « Pour l'instant le conseil est public et enregistré avec le son. Il y aura un compte rendu et il faudra faire un peu de lecture », a-t-il précisé.
- École de Modery : Concernant l'arrêt de ce projet, le maire a signalé qu'il étudierait le dossier et donnerait une réponse d'ici deux mois maximum. Il a regretté qu'une dalle ait été coulée le 31 mars et a souligné : « Il n'est pas dit que nous fassions une consultation citoyenne sur le sujet. » Sébastien Roux a rappelé que le projet d'une nouvelle école figurait déjà dans le programme des trois listes en 2020, déplorant un « gâchis de 2 600 000 euros ».
Le maire a conclu sur une note ferme : « Nous allons travailler, mais si à chaque conseil on refait l'histoire, nous n'allons pas avancer. » Il a également été noté que, la mairie n'étant pas en mesure d'accueillir les conseils municipaux, les délibérations continueront à s'organiser à la Coupole.



