Le RN sanctionne son candidat à Dunkerque pour une liste controversée
Le Rassemblement National a pris une décision radicale ce dimanche en retirant son investiture à Adrien Nave, tête de liste aux élections municipales de Dunkerque. Cette mesure intervient après la révélation de la présence sur sa liste d'Antoine La Scola, porte-parole du mouvement royaliste d'ultra-droite l'Action française.
Une dissimulation délibérée selon le parti
Dans un communiqué officiel, le vice-président du RN Sébastien Chenu a accusé le candidat de n'avoir « rien respecté » des conditions de son investiture. « Les documents transmis au mouvement et la composition réelle de la liste officiellement enregistrée révèlent une dissimulation délibérée », a-t-il affirmé avec fermeté.
Le parti a découvert cette situation après avoir pris connaissance de la composition définitive de la liste publiée en fin de semaine. Sébastien Chenu a précisé qu'Adrien Nave avait pourtant accepté sans réserve toutes les conditions préalables à son investiture.
Les éléments controversés de la liste
Plusieurs anomalies ont été identifiées par la direction du RN :
- Antoine La Scola, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d'Antoine Grosjean, figurait en septième position
- Ce militant se revendique comme porte-parole de l'Action française, mouvement que le RN considère comme « éloigné de ses valeurs »
- Maxence Accart, délégué départemental adjoint du RN dans les Flandres, a été retiré de la liste définitive déposée en sous-préfecture
Conséquences immédiates pour le candidat
La réaction du Rassemblement National a été sans appel. « Une telle trahison ne saurait rester sans conséquences », a déclaré Sébastien Chenu. Outre le retrait immédiat de l'investiture, le parti a annoncé :
- La convocation d'Adrien Nave devant la commission des conflits
- L'ouverture d'une procédure en vue d'une exclusion du parti
Adrien Nave, qui siège actuellement au conseil régional des Hauts-de-France, n'était pas joignable pour commenter ces développements.
Un précédent récent
Cette décision s'inscrit dans une série de sanctions similaires prises par le RN. Début février, le parti avait déjà retiré l'investiture de Christian Richaud Simoni, tête de liste à Carpentras dans le Vaucluse. Cette mesure faisait suite à la révélation par le journal Libération d'anciens tweets racistes et sexistes du candidat.
Le Rassemblement National semble ainsi renforcer sa politique de contrôle des candidats et de leurs équipes de campagne, particulièrement sensible aux associations avec des mouvements considérés comme trop extrêmes.



