RN : la polémique sur la démission de Darmanin jugée « artificielle »
RN : polémique sur la démission de Darmanin « artificielle »

Les divergences entre Jordan Bardella et Marine Le Pen sur une éventuelle démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin, dans le sillage de l'affaire Lyhanna, sont une polémique « artificielle », ont estimé plusieurs responsables du RN vendredi.

Une polémique jugée inutile

« Tout ça est très artificiel et sincèrement, je trouve ça un peu dommage […], je ne pense pas que ça intéresse grand monde que de savoir qui veut que Darmanin démissionne », a balayé sur RTL le député RN Jean-Philippe Tanguy, très proche de Marine Le Pen.

« Est-ce que cet homme-là, de sa conscience, aurait dû démissionner ? Oui », a renchéri le député Laurent Jacobelli sur TF1. « Est-ce que nous, en tant que premier parti politique de France demandons la démission de Gérald Darmanin ? La réponse a été apportée par Marine Le Pen : " ça ne servirait pas à grand-chose " », a-t-il complété.

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Des positions pas si opposées

Selon lui, Marine Le Pen, dont on ne saura que le 7 juillet si elle est en mesure d'être candidate à la présidentielle, et le président du parti Jordan Bardella qui la remplacerait le cas échéant, « fixent la ligne ensemble et ce qu'ils ont dit n'est pas opposé ».

Le garde des Sceaux « devrait être bien inspiré de le faire mais la réalité nous oblige à dire que ça ne changerait rien », a encore résumé le vice-président de l'Assemblée Sébastien Chenu sur France Inter.

Les déclarations de Bardella et Le Pen

Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, Jordan Bardella avait déclaré jeudi que « le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait, à mon sens, dû par honneur présenter sa démission au président de la République ». En le faisant, Gérald Darmanin aurait pu « reconnaître la faute de l'administration dans cette affaire, ce qui ne veut pas dire reconnaître sa responsabilité personnelle », avait-il ajouté.

Mardi, Marine Le Pen avait adopté la position inverse. « On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence. Et il va être remplacé par qui ? […] C'est à la tête de l'État qu'il faut surtout changer les choses ».

Après des divergences publiques sur le programme du RN pour les retraites, ce nouvel accroc dans le duo dirigeant du parti d'extrême droite pourrait s'inviter au menu du séminaire à huis clos prévu dans l'après-midi.

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