Recomposition politique dans les Alpes-Maritimes
Les élections municipales de 2026 à Nice produisent déjà leurs premiers effets au Conseil départemental des Alpes-Maritimes. Le groupe fidèle à Christian Estrosi perd quatre de ses membres qui viennent de rejoindre la majorité départementale menée par le tandem Éric Ciotti et Chantal Ginésy. Cette évolution significative modifie l'équilibre des forces au sein de l'assemblée départementale.
Les transfuges attendus et inattendus
Parmi ces ralliements, deux étaient prévisibles. Françoise Monnier, ancienne adjointe du maire de Nice ayant rejoint le camp rival bien avant la constitution des listes officielles, intègre désormais la majorité départementale. Elle est suivie par sa collègue Catherine Moreau, qui avait attendu de voir si elle figurait sur la liste « Horizons » de Christian Estrosi avant de rejoindre le camp UDR-RN et de devenir la colistière d'Éric Ciotti.
Deux autres ralliements sont plus surprenants. Philippe Soussi et Fatima Khaldi, évincés ou partis de la liste Estrosi pour 2026 sans pour autant devenir colistiers du député UDR-RN, ont décidé de faire banc commun avec Éric Ciotti à l'Assemblée départementale. Ils quittent ainsi le groupe « Rassemblement républicain » présidé par le maire de Saint-Laurent-du-Var, Joseph Segura.
Un groupe Estrosi réduit à huit membres
Cette défection porte un coup significatif au groupe estrosiste. De douze membres auparavant, il ne compte plus que huit élus, soit une réduction d'un tiers de ses effectifs. Cette évolution intervient dans un contexte de préparation active des élections municipales de 2026, où les alliances et les repositionnements politiques s'accélèrent.
La question qui se pose désormais est de savoir si d'autres ralliements suivront dans les prochaines semaines. Les observateurs politiques suivent avec attention ces mouvements qui pourraient préfigurer des recompositions plus larges à l'approche des échéances électorales. La situation dans les Alpes-Maritimes, département traditionnellement marqué par des rivalités politiques intenses, semble entrer dans une phase de redéfinition des équilibres.



