Le Parti socialiste doit enfin trancher. Après des mois de débats internes, ses militants votent ce jeudi sur les règles d’une future primaire destinée à désigner le candidat de l’espace social-démocrate pour la présidentielle de 2027. Mais derrière cette consultation se joue surtout la ligne stratégique du parti, profondément divisée.
Deux options soumises au vote
Deux options sont soumises au vote, organisé de 17 heures à 22 heures. Les deux prévoient une primaire de l’arc social-démocrate, principalement autour du PS et de Place publique, à la fin septembre ou au début du mois d’octobre. Le désaccord porte sur les électeurs appelés à participer.
Faire voter les sympathisants ou les militants
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, défend une primaire ouverte aux sympathisants, avec une participation fixée à deux euros. Son objectif : élargir au maximum le corps électoral, avec l’espoir de réunir entre 500.000 et un million de participants. Ses adversaires, emmenés par le chef des députés socialistes Boris Vallaud, souhaitent au contraire limiter le vote aux militants du PS et aux membres des organisations politiques associées au « pôle socialiste ».
Parmi elles figureraient notamment Place publique de Raphaël Glucksmann ou La Convention, le mouvement de Bernard Cazeneuve. Le résultat de ce vote déterminera donc les règles de la primaire socialiste. Une nouvelle étape pourrait ensuite avoir lieu avec une éventuelle primaire de la gauche hors-LFI, incluant notamment les écologistes et certains anciens Insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin.
Des tensions au sein du PS
Ces discussions agacent au sein du PS, alors que la plupart des autres candidats déclarés à la présidentielle ont déjà lancé leur campagne. « Nous sommes très en retard. Tous les partis politiques ont leur candidat ou leur candidate, sauf nous », a déploré Boris Vallaud. Selon les rapports de force issus du dernier congrès socialiste, les opposants à Olivier Faure pourraient sortir vainqueurs du scrutin. Une défaite qui fragiliserait encore le premier secrétaire, déjà contesté après plusieurs désaccords internes.



