Présidentielle 2027 : l'arithmétique budgétaire s'impose
Présidentielle 2027 : l'arithmétique budgétaire s'impose

Dans une tribune publiée par Le Monde, des économistes et experts budgétaires alertent sur l'impérieuse nécessité de prendre en compte la situation des finances publiques lors de la campagne présidentielle de 2027. Selon eux, la déplaisante arithmétique budgétaire ne pourra être ignorée par les candidats.

Un constat alarmant sur les comptes publics

L'article souligne que le déficit public français devrait atteindre 5,4% du PIB en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne. Cette situation contraste avec les engagements pris par la France auprès de ses partenaires européens, qui exigent un retour sous la barre des 3% d'ici 2027. Les auteurs estiment que cet objectif semble désormais hors d'atteinte sans mesures drastiques.

La dette publique, quant à elle, dépasse les 112% du PIB, un niveau record qui fragilise la crédibilité financière du pays. Les économistes rappellent que chaque point de pourcentage d'augmentation des taux d'intérêt coûte environ 2,5 milliards d'euros supplémentaires par an en charges d'intérêts.

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Des choix politiques inévitables

Les signataires de la tribune insistent sur le fait que la prochaine présidentielle devra trancher entre plusieurs options douloureuses : hausses d'impôts, réductions des dépenses publiques, ou une combinaison des deux. Ils notent que le statu quo n'est plus tenable et que tout programme électoral devra intégrer un volet budgétaire crédible.

Selon François Ecalle, ancien magistrat à la Cour des comptes et co-signataire, « les candidats qui feront l'impasse sur la réalité budgétaire prennent le risque de perdre toute crédibilité une fois élus ». Il ajoute que « la France n'a plus de marge de manœuvre pour financer de nouvelles dépenses sans contreparties ».

Un appel à la responsabilité des candidats

La tribune appelle les prétendants à l'Élysée à présenter des propositions chiffrées et réalistes. Elle critique les programmes actuels qui, selon elle, « multiplient les promesses sans se soucier de leur financement ». Les auteurs estiment que la sincérité budgétaire est une condition sine qua non pour restaurer la confiance des marchés et des citoyens.

L'arithmétique budgétaire, bien que déplaisante, s'impose comme un thème central de la campagne. Les économistes concluent que « la présidentielle de 2027 ne pourra pas être une simple compétition de promesses, mais devra être un débat sur les choix de société que la France est prête à assumer ».

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