Primaire à gauche : Yannick Jadot constate l'abandon général
Primaire à gauche : Jadot constate l'abandon

Le sénateur écologiste Yannick Jadot a déclaré que l'idée d'une primaire à gauche pour désigner un candidat à l'élection présidentielle de 2027 a été abandonnée par tous les partis concernés. Intervenant sur le plateau de Dimanche en politique sur France 3, il a affirmé : « Tout le monde a abandonné cette idée, y compris chez les écologistes et au Parti socialiste, parce qu'ils ne sont pas prêts. »

Une primaire survendue et décevante

Yannick Jadot a mis en garde contre la surmédiatisation de cet outil, qui crée selon lui de la déception chez les électeurs. « On a fait de cet outil un objectif politique en soi. C'est ridicule, parce que si ça n'arrive pas, il faudra quand même gagner et mobiliser », a-t-il insisté.

Une initiative alternative lancée

Il y a un mois, le sénateur a lancé avec une quarantaine d'élus de gauche et écologistes, dont Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann, une initiative visant à construire « un projet crédible et mobilisateur ». Cette démarche part du constat que la primaire, prévue le 11 octobre et pour laquelle quelques candidatures ont émergé (Marine Tondelier, Clémentine Autain, François Ruffin…), peine à convaincre, notamment dans les rangs socialistes.

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Une candidature commune mais pas mélenchoniste

Yannick Jadot a plaidé pour « une candidature commune à gauche, d'une gauche écologiste pro-européenne, et donc qui n'est pas la gauche de Mélenchon ». Pour lui, la clé est d'avoir un programme commun, un accord pour les législatives et une équipe soudée. Interrogé sur une possible candidature écologiste, il n'a pas exclu qu'elle puisse émerger d'ici « la fin de l'été », à condition que son impact dans l'opinion permette de rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon au premier tour et de rassembler au-delà de la gauche au second tour face à l'extrême droite.

Le maire de Saint-Ouen partage l'analyse

Le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a également estimé sur France Info que « tout le projet primaire prend du plomb dans l'aile ». Il a souligné que les primaires sont « énergivores, budgétivores » et techniquement impossibles à moins d'un an de la présidentielle. Pour désigner un candidat, il ne voit que deux options : soit un conclave entre candidats pour définir des critères, soit une décision basée sur les sondages.

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