Périgueux : une polémique sur les subventions associatives enflamme la campagne
La campagne des municipales à Périgueux connaît un nouvel épisode tendu. Émeric Lavitola, candidat socialiste qualifié pour le second tour avec 36,40 % des voix, a lancé une accusation publique contre son adversaire de droite, Michel Cadet. Dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de sa liste « Périgueux nous rassemble », Lavitola exprime son inquiétude.
« Je suis inquiet quand je vois les propos du candidat de la droite dure », déclare-t-il, ajoutant que pour financer son programme conservateur, Cadet « n’hésitera pas à baisser les montants des subventions » aux associations. Cette attaque a immédiatement provoqué une réaction virulente de la part de Michel Cadet, lui aussi qualifié avec environ 36 % des suffrages.
Une réponse cinglante et un rappel à l'ordre
Michel Cadet a qualifié ces propos de « procès d’intention » et a répliqué avec fermeté. « Je vous le dis, vous êtes un menteur », a-t-il fustigé, niant catégoriquement toute intention de réduire les aides au tissu associatif. Pour appuyer sa défense, le candidat de droite a mis en avant son solide parcours dans le monde associatif, contrastant avec le bilan de son adversaire en la matière.
Il a rappelé que sous le mandat de Lavitola, des événements culturels emblématiques comme le concours de chant La Truffe et le festival de musique baroque Sinfonia ont cessé leurs activités. Cette présentation négative vise à souligner les lacunes présumées de la gestion socialiste en matière de soutien à la vie associative locale.
Les subventions au cœur du débat
Sur le fond, Michel Cadet assure qu'il n'y a « jamais » dans son programme « une quelconque allusion à une baisse de subventions au tissu associatif ». Il précise même que ses engagements vont dans le sens d'un maintien, voire d'un renforcement, des aides aux associations, considérées comme vitales pour l'animation et la cohésion sociale de Périgueux.
Pour contre-attaquer, il glisse une pique en direction du Département, dirigé par une majorité socialiste, en affirmant que celui-ci a réduit ses aides de 30 %. Cette remarque vise à retourner l'accusation et à mettre en lumière les contradictions potentielles au sein du camp adverse.
Cette polémique illustre les tensions croissantes à l'approche du second tour, où chaque candidat cherche à se démarquer sur des questions concrètes touchant directement les Périgourdins. Les subventions associatives, souvent perçues comme un baromètre de l'engagement des élus envers la société civile, deviennent ainsi un enjeu clé de la bataille électorale.



