Nîmes, bastion LR sous tension : une nouvelle élue rejoint le Rassemblement national
Nîmes, unique ville française de plus de 100 000 habitants dirigée par Les Républicains, voit son paysage politique local se recomposer à l'approche des élections municipales de mars 2026. Pour la seconde fois en quelques jours, une élue de la majorité municipale en place a choisi de rallier les rangs du Rassemblement national, fragilisant un peu plus la coalition au pouvoir.
Le départ de Christine Tournier Barnier, un coup dur pour la majorité
L'actuelle adjointe déléguée à l'administration générale, Christine Tournier Barnier, a officiellement annoncé son ralliement à la liste RN menée par Julien Sanchez. Dans un communiqué de presse laconique, la mairie de Nîmes a confirmé que « dès à présent, elle ne fait plus partie de la majorité municipale » et que « ses délégations lui ont été retirées ».
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l'avocate justifie sa décision en expliquant avoir « pris position pour l'union de la droite » depuis toujours, et « plus particulièrement au cours de ces derniers mois pour éviter de donner les clés de la ville à la gauche et aux communistes ». Ce départ s'inscrit dans un contexte de recomposition politique local, alors que le maire sortant Jean-Paul Fournier, âgé de 80 ans et dont le dernier mandat a été marqué par des problèmes de santé, ne se représente pas.
Quatre ralliements qui changent la donne électorale
À ce jour, ce sont désormais quatre personnalités estampillées ou proches des LR qui ont rejoint la liste RN de Julien Sanchez :
- Deux élues de la majorité municipale, dont la référente dans le Gard de Bruno Retailleau lors de la primaire des Républicains.
- Un vice-président de l'agglomération de Nîmes Métropole.
- Une candidate lors des dernières élections législatives.
Ces désistements successifs ne passent pas inaperçus dans une ville où le comportement des élus est scruté avec un intérêt particulier, étant donné son statut de dernier grand bastion municipal LR.
Une succession très ouverte selon les sondages
La succession de Jean-Paul Fournier semble très ouverte, selon les dernières enquêtes d'opinion. Une liste d'union de la gauche, excluant La France Insoumise, apparaît favorite au moins pour le premier tour. Le résultat du second tour dépendra en grande partie de la décision des listes classées troisième, voire quatrième, au soir du premier scrutin, de se maintenir ou de se désister en faveur d'un autre candidat.
Cette fragmentation de la droite traditionnelle au profit du Rassemblement national pourrait redistribuer les cartes et complexifier les projections pour les municipales de 2026. Les électeurs nîmois devront choisir leur nouveau maire les 15 et 22 mars 2026, dans un contexte politique local de plus en plus mouvant et incertain.



