Municipales 2026 à Nîmes : Julien Sanchez confiant après sa victoire au premier tour
Nîmes 2026 : Sanchez confiant après le premier tour

Municipales 2026 à Nîmes : Julien Sanchez affiche sa confiance après le premier tour

Le candidat du Rassemblement National, Julien Sanchez, est arrivé en tête au soir du premier tour des élections municipales à Nîmes, le dimanche 15 mars 2026. Avec 163 voix d'avance sur l'Union de la gauche (hors LFI) menée par Vincent Bouget, il se dit confiant pour le second tour. « Si chacun joue collectif et stratégique, je serai élu maire », affirme-t-il dans un entretien exclusif.

Une victoire anticipée et une stratégie politique

Julien Sanchez ne cache pas sa satisfaction : « Oui, ça correspond à 0,5 point près au pronostic que j'avais fait. J'étais certain que j'étais en tête ». Il explique sa participation à ces élections par la division de la droite locale, soulignant qu'il ne voulait pas que « la capitale du Gard devienne communiste ». Il critique vivement le programme de Vincent Bouget, qu'il juge néfaste pour les acteurs économiques et touristiques.

Le candidat RN se moque de la fusion des listes de droite de Franck Proust et Julien Plantier : « Elle me fait rire, parce que ces gens se détestent. C'est de notoriété publique ». Il estime que cette alliance n'additionnera pas mécaniquement les voix et compte sur le report des électeurs de droite vers sa liste, la mieux placée.

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Un programme axé sur l'éducation et la sécurité

Julien Sanchez détaille ses priorités pour Nîmes. En matière d'éducation, son sujet numéro un est le confort des enfants et des enseignants. Il annonce un plan climatisation pour les écoles, justifié par les fermetures d'établissements en juin. « Mais ça, je m'en fous ! Le but, c'est que les gens travaillent dans des conditions optimales », lance-t-il, balayant les critiques sur la consommation énergétique.

Il souhaite également valoriser les modèles de réussite dans les quartiers, en organisant des rencontres avec des professionnels pour donner un but aux élèves. Sur les cantines, il s'oppose fermement à la gratuité des repas proposée par Franck Proust, estimant que cette mesure coûterait 2,5 millions d'euros par an et aggraverait les problèmes de capacité.

Concernant la sécurité, Julien Sanchez promet de passer de 163 à 300 policiers municipaux pour lutter contre les points de deal et les nuisances de rue. Il évoque l'utilisation de l'intelligence artificielle pour la vidéosurveillance, notamment pour la reconnaissance faciale et la lecture de plaques d'immatriculation, sous l'autorité de la police nationale.

Positions fermes et ambitions locales

Le candidat réaffirme son opposition au communautarisme et critique les subventions aux associations, qu'il juge parfois excessives. « Si c'est pour faire un café des parents, l'aide serait exagérée », explique-t-il, tout en se défendant de tout a priori.

Julien Sanchez ne mâche pas ses mots envers le sénateur sortant, M. Burgoa : « La seule chose à laquelle il pense, c'est de sauver son poste au Sénat. C'est petit, c'est des gens qui ne pensent qu'à leur intérêt personnel. Il sera dégagé en septembre, je vous en donne la parole ».

Interrogé sur ses modèles politiques, il avoue son admiration pour le dynamisme de Donald Trump : « Si j'étais Américain, je voterais pour lui, ça c'est sûr. Je préfère M. Trump à un gâteux qui ne sait même pas où il va ».

Enfin, Julien Sanchez se projette dans la fonction de maire, annonçant sa candidature à la présidence de l'Agglomération pour éviter les mésententes passées. Il promet de ne pas augmenter les taux de fiscalité en sept ans et envisage un audit du stade des Costières pour décider de son avenir, en associant supporters et professionnels.

Avec un programme percutant et une stratégie politique assumée, Julien Sanchez se présente comme l'homme de la situation pour redynamiser Nîmes, tout en reconnaissant l'ampleur de la tâche : « Je ne vais pas m'ennuyer, je sais que ça va être horrible mais il faut le faire ».

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