Municipales 2026 à Nîmes : la liste fusionnée Proust-Plantier déposée pour 'faire barrage aux extrêmes'
Nîmes 2026 : liste fusionnée Proust-Plantier contre les extrêmes

Municipales 2026 à Nîmes : l'union Proust-Plantier-Rouverand officiellement déposée

Ce mercredi matin, devant la préfecture du Gard, une page politique importante s'est tournée pour la ville de Nîmes. Franck Proust, Julien Plantier et Valérie Rouverand ont officiellement déposé leur liste fusionnée 'Nîmes par-dessus tout', marquant ainsi la fin de plusieurs nuits de négociations intenses et le début d'une campagne commune pour le second tour des municipales 2026.

Une fusion née de la nécessité politique

Arrivés respectivement en troisième et quatrième positions au premier tour avec 20% et 15% des suffrages, les deux candidats ont choisi de mettre leurs divergences de côté pour former un front commun. 'La politique est une leçon d'humilité', a déclaré Franck Proust, qui prend la tête de cette liste. 'Les électeurs nous ont fait payer la désunion. Cette liste fusionnée, c'est donc le choix de la raison et de la responsabilité.'

Julien Plantier, de son côté, a rappelé qu'il avait déjà tenté, sans succès, de former une alliance avant le premier tour. 'Dimanche soir, on a même imaginé le retrait. La seule question qui ne s'est pas posée, c'est celle du maintien', a-t-il confié aux journalistes présents sur l'Esplanade, où le groupe s'était réuni avant le dépôt officiel.

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Un rejet clair des extrêmes

Le message principal porté par cette nouvelle formation est sans ambiguïté : faire barrage aux extrêmes. Les colistiers affirment être 'la seule liste crédible' pour empêcher Nîmes de tomber entre les mains du Rassemblement national, arrivé en tête avec 30,39%, ou de la gauche unie, deuxième avec 30,05%.

'Vous me voyez adjoint de Sanchez ?', a lancé Franck Proust en réponse à une question sur une éventuelle alliance avec le RN. 'J'ai toujours dit non au RN comme Jean-Paul Fournier.' Une position ferme qui rappelle les divisions politiques traditionnelles de la ville.

Composition et compromis de la liste

La liste commune rassemble 59 noms, avec une répartition équilibrée entre les anciennes équipes :

  • 60% des colistiers proviennent de la liste Proust
  • 40% viennent de la liste Plantier

Parmi les figures connues qui restent dans l'aventure, on retrouve Dolorès Orlay-Moureau, qui a déclaré : 'Dans toutes les familles, il y a des chicayas mais ce qui compte, c'est la famille. On est uni pour un but commun : que cette ville ne tombe pas aux extrêmes.'

Cette fusion n'a cependant pas été sans sacrifices. Plusieurs noms importants des deux camps ont dû être écartés, notamment :

  1. Christophe Pio, adjoint aux halles
  2. Jérôme Nutile
  3. Jean-Olivier Arnaud
  4. Pascal Gourdel

Un programme de compromis

Sur le plan programmatique, la fusion a nécessité des concessions importantes de part et d'autre :

La liste Plantier a imposé la baisse de 6% des impôts locaux, une mesure que la liste Proust avait pourtant qualifiée d'irresponsable pendant la campagne du premier tour. En contrepartie, la liste Proust a fait accepter la baisse de 15% des indemnités des élus ainsi que la gratuité des cantines scolaires.

'Une fusion n'est pas une simple addition', ont souligné les responsables, reconnaissant que cette alliance représente bien plus qu'une simple somme des scores du premier tour.

La course contre la montre

Avec seulement quatre jours de campagne avant le second tour, l'équipe fusionnée doit maintenant convaincre les électeurs nîmois. 'Nous allons arpenter le terrain pendant quatre jours, tracter, faire du porte à porte', a expliqué Thierry Procida, l'un des colistiers. 'Un Nîmois sur deux n'a pas voté, on va aller chercher les abstentionnistes.'

La question centrale de cette fin de campagne, selon les candidats, est simple : 'Avec quel maire les Nîmois veulent-ils se réveiller lundi matin ?' Une interrogation qui résume l'enjeu de ce second tour particulièrement serré.

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Malgré les défis, l'optimisme reste de mise dans le camp de l'union. 'On va de l'avant, c'est un match gagnable !', a assuré Franck Proust, tandis que Julien Plantier a insisté sur 'le choix de l'intérêt général' que représente selon lui cette fusion tardive mais jugée nécessaire par ses initiateurs.