Nîmes 2026 : la gauche se mobilise après un premier tour serré
Au lendemain du premier tour des élections municipales à Nîmes, l'atmosphère est tendue mais déterminée. La liste d'union de gauche Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget, se trouve en léger retard face à la liste d'extrême droite de Julien Sanchez. Malgré la fatigue visible sur les visages, les militants ont repris le terrain dès ce lundi matin au marché des Costières, avec une volonté décuplée.
Une mobilisation urgente face au risque RN
Les colistiers et militants de Nîmes en commun ont immédiatement repris leur campagne pour convaincre les abstentionnistes du premier tour et les électeurs ayant voté pour d'autres listes. "On ne peut pas attendre dix ans avant de revenir sur le terrain. On y est et on va mobiliser !" explique Bruno Ferrier du parti radical. La liste rassemble plusieurs tendances de gauche : PRG, PS, écologistes et parti communiste.
Sylvette Fayet témoigne de cette énergie retrouvée : "Moi, ça m'a reboosté. Là on rencontre des gens. Certains nous disent qu'ils n'y sont pas allés dimanche dernier. Mais là, il y a danger. Dimanche prochain, on vote !" Cette urgence est partagée par tous les militants présents.
Un appel aux humanistes nîmois
Emily Pagès, militante très active durant la campagne, exprime avec passion la détermination du camp : "On a la gnaque, je dirais même, on a la rage ! J'en appelle à tous les humanistes. Je crois qu'il y a encore beaucoup d'humanistes à Nîmes. Certains qui n'ont pas voté pour nous mais qui ne veulent pas que leur ville bascule RN. Je fais confiance notamment à ceux qui ont plutôt voté centriste. C'est un appel à la résistance."
Elle ajoute, interpellant directement les consciences : "Qui pourra se lever lundi matin en se disant qu'on n'a pas essayé de changer les choses face au RN ? Moi, je ne peux pas." Cet appel résonne particulièrement dans le contexte politique tendu de la ville.
Vincent Bouget défend un score historique
Vincent Bouget, tête de liste de Nîmes en commun, présent sur le marché aux côtés de l'ancien maire Alain Clary, prend le temps de discuter avec les Nîmois. Une enseignante lui confie ses craintes : "J'ai voté pour la liste de Vincent Bouget au premier tour. Je ne vois pas ce que le RN apporterait de bon à Nîmes."
Le candidat analyse la situation avec nuance : "Le score très haut du RN a cristallisé les attentions mais le score de la gauche est historique. La dynamique à gauche existe. Le score est historique et cela veut dire que le travail de fond que nous faisons a convaincu. Elle doit maintenant convaincre des gens qui n'ont pas voté, et d'autres qui ont pu voter pour d'autres listes."
La dernière ligne droite est engagée
La campagne entre maintenant dans sa phase décisive. Les militants de Nîmes en commun multiplient les rencontres et les discussions pour élargir leur base électorale. Face au risque de victoire de l'extrême droite, l'union de gauche mise sur la mobilisation des abstentionnistes et le ralliement des électeurs centristes préoccupés par l'avenir de leur ville.
Le marché des Costières, lieu traditionnel de rencontre et d'échange, devient ainsi un symbole de cette bataille politique où chaque voix compte. Les traits sont tirés, mais l'énergie est palpable. La gauche nîmoise, bien que légèrement distancée au premier tour, refuse de baisser les bras et compte bien inverser la tendance lors du second tour.



