Nîmes se prépare pour les municipales de 2026
Dans l'atmosphère électrique de la salle du Parnasse, célèbre pour les exploits du club de handball de l'Usam, Franck Proust et ses colistiers de la liste Tout Nîmes ont tenu leur ultime rassemblement ce mercredi 11 mars. Cet événement marquant a rassemblé près de mille personnes, toutes venues écouter le message du candidat à quelques semaines du scrutin des 15 et 22 mars 2026.
Un appel à l'unité face aux divisions
La soirée a débuté avec une intervention percutante du sénateur LR Laurent Burgoa, qui a immédiatement planté le décor en dénonçant les risques de division au sein de la droite. "Une ambition personnelle ne doit pas prendre le pas sur l'intérêt collectif", a-t-il déclaré avec gravité, visant clairement la liste de l'ancien élu de la majorité municipale Julien Plantier. Burgoa a insisté sur la nécessité de préserver l'union de la droite et du centre, qu'il estime majoritaire à Nîmes.
Le maire sortant Jean-Paul Fournier est ensuite monté sur scène, visiblement ému. Après avoir évoqué ses années de service depuis 2001, marquées par "passion, ambition, humilité et détermination", il a officiellement apporté son soutien à Franck Proust. "Il faut continuer avec sérieux, et c'est pour ça qu'il faut voter pour Franck Proust. Chaque voix compte !", a-t-il lancé sous les applaudissements.
Franck Proust prend la parole
Entouré d'enfants vêtus de blanc et de ses colistiers, dont Valentine Wolber en position numéro 2, Franck Proust a fait son entrée sous les acclamations. Après avoir demandé au public de chanter La Marseillaise dans une salle aux couleurs tricolores, le premier adjoint a rendu hommage à Jean-Paul Fournier, tout en taclant ses adversaires politiques.
"On ne transforme pas une ville avec des critiques ou de la démagogie, mais avec le travail et le courage", a affirmé Proust, assumant pleinement le bilan municipal. Il a également tendu une main prudente à Julien Plantier, reprenant les mots de Burgoa : "Notre famille ne peut pas être séparée. Julien Plantier n'est pas un adversaire car on partage les mêmes combats."
Les craintes face à la gauche
Le candidat a longuement insisté sur les risques de division qui pourraient profiter à la gauche. Portant ses attaques principalement contre Vincent Bouget, il a averti : "Derrière sa bonhomie et les mises en scène consensuelles se cache une politique de rupture". Proust a exprimé sa conviction qu'une alliance entre les listes Nîmes en commun et LFI pourrait se former au second tour, provoquant les huées de la foule.
Mais le message central de la soirée est resté l'appel à la mobilisation. S'adressant directement aux électeurs qui ont soutenu Jean-Paul Fournier en 2020, Franck Proust a lancé : "J'ai besoin de vous car ce combat, c'est le vôtre pour demain, pour notre ville". Cet appel résonne comme une tentative de rassembler toutes les voix de la droite et du centre autour de sa candidature.
Absences et incertitudes
L'événement n'a pas été sans quelques ombres au tableau. Selon les informations du Réveil du Midi, Chantal May, élue sortante et adjointe toujours officiellement sur la liste, s'est mise en retrait sans apporter plus de précisions. Cette absence notable ajoute une touche d'incertitude dans un contexte déjà marqué par les tensions internes.
Alors que Nîmes s'apprête à vivre une élection municipale cruciale, le meeting du Parnasse a clairement dessiné les lignes de fracture et les enjeux. Franck Proust mise sur l'héritage de Jean-Paul Fournier et l'unité de la droite pour l'emporter, tout en mettant en garde contre les dangers de la division et la montée de la gauche. Les semaines à venir diront si cet appel à l'union a été entendu par les électeurs nîmois.



