Nantes : Johanna Rolland s'allie avec LFI pour contrer la droite, Foulques Chombart dénonce
Nantes : alliance PS-LFI, Foulques Chombart dénonce

Une alliance stratégique qui bouleverse la campagne municipale nantaise

La scène politique nantaise connaît un rebondissement majeur à quelques jours du second tour des élections municipales. Talonnée par son adversaire Foulques Chombart de Lauwe, la maire sortante Johanna Rolland a finalement accepté une alliance avec le candidat La France Insoumise William Aucant, arrivé en troisième position lors du premier tour.

« Un choix de raison pour la démocratie »

Johanna Rolland a justifié sa décision mardi matin en déclarant : « Une maire est là pour prendre ces responsabilités, j'ai fait un choix de raison qui est celui de la démocratie. » La candidate socialiste a martelé : « Ne nous trompons pas dans la hiérarchisation des batailles. Ma responsabilité est de combattre une droite qui se superpose à l'extrême droite. »

Cette clarification intervient après des semaines de flou, durant lesquelles la maire sortante avait refusé de préciser sa position concernant une alliance avec LFI. Cette décision contraste avec les déclarations du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, qui avait assuré qu'il n'y aurait pas « d'accord national » entre LFI et les socialistes.

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Foulques Chombart dénonce une « alliance cynique »

Depuis son quartier général, Foulques Chombart de Lauwe a vivement critiqué cette alliance. Il l'a qualifiée de « cynique », affirmant qu'elle était mise en place par la maire sortante « pour garder des places au conseil municipal au prix des valeurs ». Le candidat a fustigé : « Johanna Rolland a commis la faute qui va lui valoir sa place de maire » en acceptant une alliance avec « les extrêmes ».

De son côté, Foulques Chombart de Lauwe a confirmé qu'il n'y aurait pas d'alliance de sa part, déclarant avec amusement : « la gauche et la droite castor, les gens en ont marre ». Il a néanmoins révélé que des discussions avaient été engagées avec le candidat macroniste Mounir Belhamiti, qui avait obtenu 8,12 % au premier tour. « Son équipe n'était pas prête à rejoindre notre majorité », a-t-il justifié, ajoutant qu'il « respectait son choix ».

Réactions et conséquences politiques

Dans la matinée, le candidat macroniste Mounir Belhamiti a réagi en qualifiant l'alliance PS/LFI de « véritable gifle ». Cependant, il n'a pas appelé à voter pour le candidat de la droite et du centre, laissant planer l'incertitude sur les consignes de vote de son camp.

Cette alliance inédite à Nantes pourrait redessiner le paysage politique local et influencer les résultats du second tour. Les électeurs nantais devront trancher entre deux visions opposées : celle d'une gauche unie face à la droite, et celle d'un candidat qui refuse toute alliance et prône une rupture avec les pratiques traditionnelles.

Les résultats des élections municipales à Nantes, qui se dérouleront les 15 et 22 mars 2026, seront suivis avec attention, cette alliance ayant déjà provoqué des remous significatifs dans la campagne.

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