Municipales 2026 à Marguerittes : Rémi Nicolas défend son bilan et ses priorités
Le maire sortant Rémi Nicolas, élu en 2020 avec près de 54 % des voix lors d'une triangulaire, brigue un second mandat à Marguerittes. À la tête de la liste J’aime Marguerittes, le vice-président de Nîmes Métropole défend son bilan 2020-2026 et déroule ses priorités pour les six prochaines années en cas de réélection. Face à lui, Stéphane Guillemin (divers droite) mènera la bataille. Entre logement, mobilités et transition écologique, le maire sortant assume ses choix et fixe le cap.
Le Village des Solidarités : un projet phare en cours
Le Village des Solidarités doit regrouper le centre social, le CCAS que je préside et le centre médico-social du Département. L’objectif est simple : un lieu unique pour accompagner les Marguerittois et Marguerittoises. Nous avons finalisé l’analyse des besoins et le projet architectural. Initialement prévu sur la plaine de Peyrouse, il doit être déplacé en raison des contraintes liées au captage d’eau potable. Plusieurs sites sont à l’étude. Le projet est indispensable, il verra le jour.
Logement social : un défi majeur pour Marguerittes
Marguerittes est loin des 25 % de logements sociaux imposés par la loi Solidarité et renouvellement urbain. Avec 4 000 logements, Marguerittes devrait en compter 1 000 pour atteindre les 25 %. En 2020, nous comptions moins de 300 logements sociaux. L’objectif triennal était de 570 mais nous n’en avons construit qu’une centaine. Il manque encore près de 700 logements pour respecter la loi, ce qui représente une pénalité annuelle de 250 000 euros pour la commune. Les recours et les crises ont ralenti les opérations. Pour 2026, nous voulons mobiliser près de 200 logements vacants et produire davantage de T2 et T3 adaptés aux jeunes, familles monoparentales et séniors.
Démographie : une population qui baisse et vieillit
Les dernières données officielles de l’Insee donnent 8 370 habitants en 2022. Il y en a moins aujourd’hui. Beaucoup de seniors vivent seuls dans des maisons devenues trop grandes. Notre enjeu est de proposer des logements adaptés pour qu’ils restent ici, tout en libérant des biens pour les familles. Marguerittes reste attractive par ses services, sa vie culturelle et associative. Il s’agit d’équilibre, pas de croissance à tout prix.
Mobilité et avenir de Nîmes Métropole
Où en est la réouverture de la gare, dont les travaux de réhabilitation étaient prévus pour avril 2026 ? Le projet, estimé à 1,5 million d’euros a pris du retard en raison d’études environnementales. La réhabilitation des quais pour que les voyageurs puissent emprunter la ligne Nîmes – Pont-Saint-Esprit est désormais envisagée à l’horizon 2028-2030. C’est structurant : Nîmes à 8 minutes. Avignon à 20. Nous poursuivons aussi le déploiement des pistes cyclables via le Plan local de mobilité douce pour structurer le réseau cyclable.
Mobilités douces et innovation locale
Justement, vous mettez en avant les mobilités douces et le chouet’bus… C’est un vélo-bus collectif qui accompagne les enfants vers l’école. Huit enfants sont transportés dans un engin en bois et une vingtaine suit à vélo. Cela réduit la circulation automobile et favorise l’autonomie. Nous souhaitons développer davantage de pistes cyclables et expérimenter un vélo-bus adapté aux seniors pour les déplacements quotidiens.
L’avenir de Nîmes Métropole : solidarité territoriale
Vous êtes vice-président de Nîmes Métropole. Comment voyez-vous l’avenir de l’agglomération après les municipales, et le renouvellement de plusieurs maires ? Nîmes Métropole a 20 ans. Elle doit élargir ses compétences vers des services du quotidien comme la petite enfance ou la restauration scolaire. Il faudra veiller entre l’équilibre de la ville centre et les communes périphériques. L’agglomération ne doit pas opposer grandes et petites communes, mais renforcer les solidarités territoriales.



