La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a vivement critiqué mercredi l'intention des députés écologistes de déposer une motion de censure contre l'exécutif sur le thème du changement climatique. « Une motion de censure n'arrêtera pas le changement climatique », a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil des ministres, dénonçant une instrumentalisation politique.
Le gouvernement accuse l'opposition d'entretenir la crise
Maud Bregeon a opposé la gestion des crises par le gouvernement aux « forces politiques qui entretiennent cette crise, notamment en déposant une motion de censure ». Selon elle, l'exécutif travaille à améliorer les moyens alloués à la lutte contre le changement climatique, mais « ce n'est certainement pas une motion de censure qui arrêtera du jour au lendemain l'évolution du changement climatique qui est difficile pour nos concitoyens ».
Emmanuel Macron appelle à anticiper les risques climatiques
Lors du Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron a appelé le gouvernement à profiter de « la phase de répit » après la canicule pour « anticiper sur des sujets majeurs comme les feux de forêt, l'usage de l'eau, les conséquences pour le milieu agricole », a rapporté Maud Bregeon.
Les écologistes dénoncent l'impréparation du gouvernement
Le groupe écologiste a annoncé mardi son intention de déposer une motion de censure, dénonçant « son impréparation à la fois de la canicule qu'on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive », selon sa présidente Cyrielle Chatelain. « Sous votre gouvernement, la canicule s'est transformée en violence politique », a-t-elle lancé lors des questions au gouvernement, appelant le Premier ministre à « cesser de nier (sa) responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui ».
LFI apporte son soutien à la motion
La motion de censure sera cosignée par les députés Insoumis, les écologistes ne disposant pas seuls des 58 signatures nécessaires. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a justifié cette démarche mercredi sur France 2 : « Les écoles, c'est la catastrophe, les hôpitaux, c'est la catastrophe […] Il y a beaucoup de choses à faire. Le gouvernement ne l'a pas fait et notre action en tant que parlementaires, c'est de contrôler l'action du gouvernement. La motion de censure, c'est évidemment ce qu'il faut déposer et ce qu'il faut voter. »



