Motion de censure sur la canicule : désaveu cuisant pour Olivier Faure au PS
Motion de censure canicule : désaveu pour Olivier Faure au PS

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a subi un désaveu cinglant ce lundi 6 juillet 2026. Alors qu'il avait annoncé son intention de voter la motion de censure déposée par les écologistes et les insoumis contre le gouvernement Lecornu, jugé inactif face à la canicule de juin, près des deux tiers des députés PS ont décidé de ne pas la soutenir. Malgré cette mise en minorité, Faure a maintenu son vote, s'attirant les foudres de ses opposants internes et ravivant les tensions au sein du parti.

Un vote contre l'avis du groupe

La motion de censure, portée par Cyrielle Chatelain (EELV) et Nadège Abomangoli (LFI), visait à renverser le Premier ministre Sébastien Lecornu. Olivier Faure justifiait son soutien par la nécessité d'« adresser un avertissement clair » à l'exécutif, alors qu'un nouvel épisode caniculaire touchait les deux tiers du pays. Mais après des heures de débats lundi matin, une majorité de députés PS a estimé que les Français attendaient « des solutions plutôt que d'entrer dans une crise politique sur ce sujet ». Au final, seuls 20 députés PS ont voté la censure, sur 132 voix favorables au total, insuffisant pour renverser le gouvernement.

Les opposants de Faure montent au créneau

« Olivier Faure doit se soumettre ou se démettre », a lancé Rémi Branco, vice-président du département du Lot et proche de Boris Vallaud, chef des députés PS. « Comment prétendre diriger et fédérer un parti lorsqu'on ne respecte même pas la discipline de vote dans son groupe à l'Assemblée nationale ? », a-t-il ajouté. L'entourage de Boris Vallaud a fustigé un comportement « irresponsable », tandis que Jean-Luc Mélenchon s'est moqué sur X : « Ce n'est plus une girouette, c'est un ventilateur. Bon, c'est de saison. Mais Hollande n'aura pas de pitié. »

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Un enjeu stratégique pour 2027

Ce vote intervient à quelques jours d'un scrutin crucial pour l'avenir du PS. Jeudi 9 juillet, les militants sont appelés à trancher entre une primaire ouverte (défendue par Faure) ou une primaire fermée (défendue par ses opposants, favorable à Raphaël Glucksmann). Pour un proche de Faure, le vote sur la censure était « un bras d'honneur à ceux qui veulent entraîner le parti dans une direction de rupture avec le reste de la gauche ». Mais pour Marine Tondelier, patronne des Écologistes, « c'est un nouveau signe d'un retour à l'ère Hollande ». La crise interne au PS semble loin d'être résolue.

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