Montpellier 2026 : La France insoumise en campagne pour un changement radical
À l'approche du second tour des élections municipales de 2026 à Montpellier, Nathalie Oziol, tête de liste de La France insoumise (LFI), a tenu un discours percutant ce mardi midi devant l'hôtel-de-ville. Arrivée en seconde position derrière le maire sortant Michaël Delafosse au premier tour, elle estime incarner la seule opposition crédible et entend mobiliser les abstentionnistes, notamment les jeunes et les habitants des quartiers populaires.
Un choix clair entre continuité et rupture
Nathalie Oziol a résumé l'enjeu du scrutin en des termes sans équivoque. "Le choix est très clair : soit on continue avec la politique du système PS qui a creusé la crise du logement, appauvri la population et soutient l'autoroute Vinci du contournement ouest, soit on rompt avec ce vieux monde et il n'y a qu'un seul bulletin pour le faire, le nôtre", a-t-elle déclaré. Elle renvoie ainsi dos à dos Michaël Delafosse et Mohed Altrad, qualifiant ce dernier d'incarnation du "vieux monde, du capitalisme, du macronisme".
Selon elle, voter pour Mohed Altrad ne sert à rien, soulignant qu'il "a siégé zéro minute en six ans". Rhany Slimane, un de ses colistiers, insiste sur la simplification du paysage politique : "Les habitants ont été déstabilisés par le nombre de listes, l'éparpillement. Là, il y a trois listes, le système, une liste qui ne peut rien faire et celle qui incarne le changement".
Stratégie de mobilisation et meeting avec Manuel Bompard
Pour combler le retard important enregistré au premier tour, où elle a obtenu 15,36 % des voix exprimées, Nathalie Oziol et son équipe misent sur une forte mobilisation. Ils organisent un meeting ce mercredi soir à la Base artistique, avec la présence de Manuel Bompard, coordinateur national de LFI. L'objectif est de rallier les abstentionnistes, en s'appuyant sur l'exemple de 2024, où les jeunes ont voté en masse pour le Nouveau front populaire.
Livia Jampy, une autre colistière, explique : "Si on regarde les résultats dans les bureaux qui couvrent les résidences universitaires, l'abstention est à 40 % mais c'est aussi là que nous sommes les mieux placés pour battre Michaël Delafosse. Si les jeunes se mobilisent, nous pouvons faire basculer cette élection". Julia Mignacca ajoute : "Dimanche, le choix est simple, continuer à bétonner et gérer comme avant ou protéger le vivant. Je dis aux électeurs de créer la surprise".
Une élection sous les radars mais potentiellement retentissante
Dans un scrutin montpelliérain qui est passé sous les radars des médias nationaux, une victoire de Nathalie Oziol serait retentissante. Elle assure être avec ses colistiers "les seuls à pouvoir changer la vie des gens en mettant en place une politique de rupture qui trouve sa cohérence du national au local". Cette campagne se présente ainsi comme un test crucial pour l'avenir politique de Montpellier, opposant une vision traditionnelle à un appel au renouveau démocratique.



