Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier meeting de campagne ce dimanche, marquant le coup d'envoi de sa course à la présidentielle. Dans un discours fleuve de près de deux heures, le leader de La France Insoumise a multiplié les attaques contre le Rassemblement National, qu'il accuse de promouvoir un "suprémacisme" dangereux pour la démocratie.
Un réquisitoire contre l'extrême droite
Devant plusieurs milliers de militants réunis à Paris, Mélenchon a dénoncé ce qu'il appelle "les obsédés de la race" au sein du RN. Selon lui, le parti de Marine Le Pen entretient un discours de haine et de division, visant à opposer les Français les uns aux autres. "Ils veulent imposer une hiérarchie entre les citoyens, basée sur des critères ethniques ou religieux. C'est du suprémacisme pur et simple", a-t-il lancé sous les applaudissements.
Une campagne centrée sur la justice sociale
Le candidat insoumis a également détaillé les grandes lignes de son programme, mettant l'accent sur la justice sociale, la transition écologique et la démocratie participative. Il a promis de "remettre l'humain au cœur du système" et de lutter contre les inégalités grandissantes. "Notre projet est celui de la fraternité, contre la haine et la peur", a-t-il déclaré.
Mélenchon n'a pas épargné non plus le président sortant Emmanuel Macron, qu'il a qualifié de "président des riches" et de "technocrate sans âme". Il a appelé à un "sursaut populaire" pour mettre fin à ce qu'il considère comme un "régime autoritaire".
Ce meeting marque le début d'une campagne qui s'annonce intense, alors que les sondages placent Mélenchon en troisième position, derrière Macron et Le Pen. Le candidat insoumis espère capitaliser sur la dynamique des dernières élections et convaincre les électeurs de gauche de se rassembler derrière sa candidature.



