Mende : Stéphanie Maurin réagit à l'alliance Saint-Léger-Soulier pour les municipales
La tête de liste de la majorité sortante à Mende, Stéphanie Maurin, a réagi avec une certaine ambivalence à l'annonce de la fusion des listes de Patrice Saint-Léger et Emmanuelle Soulier pour les élections municipales de 2026. Dans une déclaration sans détour, elle exprime à la fois de la surprise et une forme de résignation face à cette alliance politique inattendue.
Une alliance jugée opportuniste
"Je suis surprise et pas surprise", confie Stéphanie Maurin, avant de développer sa pensée. "Je rappelle quand même que jusqu'au 15 décembre 2025, c'était une liste commune. Mais on savait que c'étaient des valeurs humaines différentes : une liste plutôt étiquetée bien à droite et une autre sans étiquette." La candidate souligne les divergences idéologiques entre les deux personnalités, estimant que leur rapprochement actuel relève davantage du calcul politique que d'une véritable convergence de valeurs.
Selon elle, le revirement s'explique par des considérations purement stratégiques : "C'est le fait que la liste d'Emmanuelle Soulier trouve des places dans le conseil municipal." Stéphanie Maurin ne mâche pas ses mots pour décrire ce qu'elle perçoit comme une manœuvre opportuniste, visant principalement à conquérir la mairie plutôt qu'à défendre un projet commun.
Un ancrage territorial mis en avant
La représentante de la majorité sortante oppose à cette alliance son propre ancrage local. Elle rappelle que Patrice Saint-Léger est conseiller départemental sur le canton de Saint-Alban, tandis qu'elle affirme son attachement exclusif à Mende : "Moi, je n'ai pas hésité entre une ville ou une autre. Ma ville, c'est Mende." Cette déclaration vise à souligner son engagement sans partage pour la commune, contrairement à ses adversaires qu'elle juge moins investis localement.
Stéphanie Maurin estime que le seul véritable point de convergence entre les listes "Choisissons Mende pour un nouveau souffle" et "Juste Mende" est de "faire du dégagisme", c'est-à-dire de chercher à évincer la majorité actuelle sans nécessairement proposer une alternative constructive.
Une campagne qui se poursuit sur les mêmes bases
Face à cette alliance qui pourrait menacer sa position, Stéphanie Maurin affirme sa détermination à poursuivre sa campagne sur les mêmes fondements. "Je continue sur la lancée qu'on a depuis le début. On continue le travail tel qu'il était, avec la même équipe, le même programme, les mêmes valeurs, la même ligne directrice." Elle mise sur la continuité et la stabilité pour convaincre les électeurs.
La candidate identifie plusieurs réservoirs de voix potentiels : les abstentionnistes, les électeurs de gauche (le Parti socialiste ayant appelé à voter pour elle), et ceux déçus par Emmanuelle Soulier. "Les réserves de voix, j'espère qu'elles vont être sur l'ensemble de la population qui va prendre conscience que le travail qu'on fait est sérieux, que le programme est sérieux et qu'on est une équipe sérieuse."
La présence de Laurent Suau justifiée
Stéphanie Maurin défend également la présence de Laurent Suau en deuxième position sur sa liste, malgré les critiques que cette position a pu susciter. Elle justifie ce choix par la nécessité de s'entourer d'expérience : "La fonction de maire est un poste à responsabilité. Il faut être disponible 24 heures sur 24, tous les jours de l'année. Quand je peux me permettre de demander à une personne qui a assumé cette place pendant très longtemps de m'accompagner sur ce poste, de me former, je pense que je ne peux pas me le refuser."
Pour elle, le choix des Mendois est désormais clair : "Les Mendois ont le choix entre deux solutions." D'un côté, une alliance qu'elle juge opportuniste et fragile ; de l'autre, une équipe expérimentée et ancrée localement, prête à poursuivre le travail engagé.



