Une victoire historique pour Patrice Saint-Léger à Mende
Au lendemain de son élection triomphale avec 52% des suffrages lors des municipales 2026 à Mende, Patrice Saint-Léger a immédiatement posé les bases de son mandat. Dans un entretien exclusif, le nouveau maire a insisté sur sa volonté de rassembler l'ensemble de la population, au-delà des clivages politiques.
Un message d'unité pour tous les Mendois
"Le maire n'est pas le maire de ceux qui l'ont désigné, mais celui de l'ensemble de la population", a déclaré Patrice Saint-Léger avec conviction. Ce score de 52% représente l'un des meilleurs résultats de l'histoire électorale de la préfecture lozérienne, ce qui confère au nouvel édile une légitimité solide pour engager son projet municipal.
Le maire élu a longuement évoqué la dynamique qui a conduit à cette victoire : "On sentait qu'il y avait un élan et une certaine lassitude de la population. Les gens nous parlaient plutôt d'usure du pouvoir que de dégagisme". Cette perception s'est concrétisée dès le premier tour avec 2,5% d'avance sur la majorité sortante.
Une alliance stratégique et naturelle
Le ralliement d'Emmanuelle Soulier et la fusion des listes ont constitué un élément déterminant dans cette élection. "Ce n'est pas une alliance contre nature, au contraire. On a globalement beaucoup d'idées en commun", a expliqué Patrice Saint-Léger. Cette synergie a permis d'assurer la victoire tout en évitant de jouer avec le feu électoral.
Vers des relations apaisées avec l'opposition
Face à une opposition menée par Mme Maurin, qui s'est montrée particulièrement véhémente pendant la campagne, le nouveau maire affiche sa volonté de tourner la page. "Je lui ai dit qu'il fallait faire table rase de toutes ces bisbilles et pas continuer à travailler comme aujourd'hui", a-t-il révélé après leur rencontre post-électorale.
Patrice Saint-Léger insiste sur le respect des règles républicaines : "Je crois qu'il faut respecter une majorité qui vient de gagner les élections et surtout rester dans le cadre républicain". Une position ferme mais ouverte au dialogue qui définit sa vision des relations politiques municipales.
L'équilibre entre fonction municipale et métier de vétérinaire
Élu vice-président du conseil départemental présidé par Laurent Suau, Patrice Saint-Léger assure qu'il n'y aura "pas de conséquences" sur son engagement local. "C'est une autre collectivité. On est sur un autre champ de travail", précise-t-il, tout en reconnaissant la fragilité de la majorité départementale actuelle.
Concernant son activité professionnelle, le maire élu reste attaché à son métier de vétérinaire : "Quand on est vétérinaire, c'est comme un médecin. On est médecin jusqu'à la fin de ses jours". Il promet cependant de trouver "un point d'équilibre" entre les exigences de sa nouvelle fonction et son exercice professionnel.
Une gouvernance collective et solidaire
Patrice Saint-Léger rejette l'image du maire omniprésent à la mairie : "Ce n'est pas ça, être maire. C'est avoir des idées, les mettre en application et se faire épauler". Il compte s'appuyer sur "une équipe formidable" et sur les personnes qui l'ont soutenu pendant la campagne, qu'il considère comme "très précieuses durant le mandat".
Cette vision de la fonction municipale, basée sur la solidarité et le travail d'équipe, semble annoncer un style de gouvernance résolument tourné vers le collectif et le service de tous les Mendois.



