Un meeting d'entre-deux-tours sous le signe de l'offensive à La Rochelle
Le maire sortant Thibaut Guiraud a tenu, jeudi 19 mars, son ultime meeting de campagne avant le second tour des élections municipales. Rassemblant 130 partisans sous les arcades de l'Oratoire, cette rencontre a pris des allures de véritable ball-trap politique, durant près de trente minutes.
Un discours sans filtre dans un contexte tendu
Visiblement marqué par les récents développements de la campagne, le candidat divers gauche a choisi de s'exprimer « sans filtre », revenant sur les sujets qui ont cristallisé les tensions. Il a notamment évoqué le score décevant de 15% au premier tour, tout en cherchant à « solder les comptes » avec ses adversaires.
Les derniers jours ont été particulièrement difficiles pour Thibaut Guiraud. La tentative de fusion avec la liste Simoné s'est soldée par un échec, qu'il attribue à « la mise sous tutelle de la candidate socialiste par des écologistes radicaux ». Les échanges acerbes qui ont suivi cet épisode ont visiblement laissé des traces.
Des cibles bien identifiées
La charge du maire sortant s'est principalement portée sur :
- La liste d'union de la gauche, accusée d'« hypocrisie »
- Le député Olivier Falorni, qualifié de « pompier pyromane » et critiqué pour son rôle dans le dossier de l'hôpital
- Le Département, dont l'action sur le pont de Tasdon aurait été « borderline »
- Danièle Carlier-Misrahi, ancienne adjointe ralliée à La Rochelle unie, pour son inaction présumée au CCAS
- La presse locale, qui n'aurait pas suffisamment traité les questions environnementales
Un candidat qui garde espoir malgré les attaques
Thibaut Guiraud a reconnu que « les attaques », « les boules puantes », « les bêtises » et « les mensonges » avaient eu raison de sa retenue habituelle. S'il admet certaines erreurs, comme la réforme de la politique des déchets à l'Agglo qui aurait mérité un meilleur accompagnement, il reste convaincu de présenter « la meilleure équipe » et le meilleur projet.
« Le match n'est pas terminé », a-t-il lancé à ses partisans, leur redonnant ainsi espoir avant le scrutin décisif. C'est en remerciant Jean-François Fountaine, présent dans l'assistance, qu'il a finalement « laissé tomber les gants », rappelant que la politique reste avant tout un sport de combat.



