Le maire de Rouen et numéro 2 du Parti socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol, a déclaré souhaiter que Raphaël Glucksmann s'inscrive dans la primaire socialiste prévue en octobre 2026. Cette déclaration fait suite au vote des militants du PS, qui ont choisi jeudi 9 juillet 2026 à 55 % de réserver aux seuls adhérents à jour de cotisation la désignation de leur candidat à l'élection présidentielle de 2027.
Un camouflet pour Olivier Faure
Ce résultat est un revers pour le premier secrétaire Olivier Faure, qui perd son premier vote interne depuis son accession à la tête du parti en 2018. Il défendait une « primaire de Bagneux » élargie à tous les candidats de gauche, de Raphaël Glucksmann à François Ruffin. La proposition retenue, portée par les opposants internes, inclut les partis « se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », comme Place publique de Glucksmann.
Déjà, plusieurs candidats se sont déclarés : les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun, ainsi que l'ancienne candidate Ségolène Royal. Mayer-Rossignol estime que Glucksmann est « le seul en mesure de faire gagner la gauche démocratique » et espère sa participation pour rassembler largement.
Une stratégie qui se dessine pour 2027
Après des mois de tergiversations, le PS semble enfin fixer sa stratégie. La primaire réservée aux adhérents doit permettre de désigner un candidat unique pour la présidentielle de 2027. Mayer-Rossignol, principal opposant à Faure, mise sur l'unité autour d'une figure capable de fédérer au-delà du parti. « Je souhaite que Raphaël Glucksmann s'inscrive dans notre primaire », a-t-il insisté dans un entretien.
Cette décision interne intervient alors que la gauche cherche à se structurer pour l'échéance de 2027, avec des candidatures multiples potentielles. Le PS espère ainsi éviter l'éparpillement et présenter un candidat crédible face à la majorité sortante.



