Max Brisson a annoncé être candidat à sa succession à la tête des Républicains dans les Pyrénées-Atlantiques. Le sénateur biarrot et élu départemental préside depuis 2023 la fédération LR. Il l’avait emportée en 2023 avec 65 % des voix militantes devant l’élu d’Urrugne Henri Levréro. Max Brisson revendique notamment 1 600 adhérents contre 700 au moment de sa prise en main. Dans son bilan, il mentionne aussi la visite de poids lourds de son parti, dont Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez et François-Xavier Bellamy. Max Brisson souligne encore le triplement du nombre de suffrages exprimés en faveur des candidats LR lors des législatives de 2024, sans toutefois obtenir d’élu. Les 8 et 9 juin, cela ne devrait pas faire un pli : Max Brisson devrait être le seul candidat.
Une gamelle de morilles
Pendant tout le dernier mandat municipal, un élu bayonnais a glissé dans chacune de ses interventions une contrepèterie. L’air de rien, tout en défendant des positions politiques on ne peut plus réfléchies, le joueur de mots plaçait ses facéties entre les lignes. Manière de ne jamais oublier que les choses sérieuses n’exigent pas que d’austères serviteurs. Et puis, pour qui sait apprécier la langue qui frise, cela vaut bien une gamelle de morilles.
Bande-annonce
Jeudi 21 mai, dans un communiqué commun, les députés Paul Molac (Morbihan) et Peio Dufau (Pyrénées-Atlantiques) saluent l’imminence d’un « nouveau cadre réglementaire destiné à sortir les établissements immersifs du régime dérogatoire ». C’est l’annonce qu’a faite le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray devant le groupe d’études sur les langues et cultures régionales de l’Assemblée nationale, présidé par le Breton Molac et le Basque Dufau. « Le ministre semble avoir entendu la colère exprimée, notamment au Pays basque », estime le second. Reste que l’affaire en est au stade de la bande-annonce, sans que soit encore dévoilé ce nouveau cadre. Le ministre serait bien inspiré de ne pas trop tarder à expliquer le projet : la fédération des ikastola Seaska organise une manifestation devant le rectorat, à Bordeaux, le samedi 6 juin, pour revendiquer le droit de passer les examens en euskara pour les élèves dont c’est la langue d’apprentissage.
Chauffe Marcel
Il fait du bien, ce retour du soleil dans nos Pyrénées-Atlantiques, très arrosées ces derniers temps (de chien). Les pluies ont permis d’assurer de bons niveaux dans les nappes souterraines et le dernier coup de neige en montagne promet de faire gonfler les gaves au cours des prochaines semaines. Mais les épisodes précoces de grosses chaleurs, comme celui que nous traversons, ne sont pas de nature à rassurer les acteurs de l’eau du département, là où 38 communes avaient connu des restrictions en août dernier. La préfecture se prépare déjà aux tensions avec une première réunion qui a mis les acteurs autour de la table, cette semaine. Heureusement, contrairement à l’année dernière, l’Aviron Bayonnais ne pourra pas être accusé de faire grimper la température avec ses superbes performances sportives. C’est plutôt du côté des voisins béarnais cette fois, avec la Section et l’Élan, que cela va chauffer en juin.
Le dauphin de la dauphine
Bientôt neuf mois qu’une dauphine a élu domicile dans les eaux à température idéale et, sans doute, garde-manger fourni de la baie de Saint-Jean-de-Luz. Et voilà qu’a surgi, il y a quinze jours, un deuxième spécimen, furtivement observé. Rien n’indique, depuis, que ce nouvel arrivant ait aussi choisi de s’établir sur le long terme. Si cela avait été le cas, et s’il s’était avéré qu’il s’agissait d’un mâle, on aurait presque été tenté de les marier. Mais à la mairie, loin de préparer la noce, on s’attache surtout à maintenir les garde-fous nécessaires à une bonne cohabitation entre l’humain et l’animal. Une réunion a eu lieu entre la Ville de Saint-Jean-de-Luz et la sous-préfecture des Pyrénées-Atlantiques à ce sujet dans la semaine. Pas d’embarras, pas de précipitation, pas de vagues plus que de nécessaire, assure-t-on place Louis-XIV. Mais le silence total de l’adjointe au maire déléguée à la biodiversité, référente sur le dossier, laisse l’observateur dans l’expectative.



