Marine Le Pen entame une quatrième course à l'élection présidentielle, lestée d'une condamnation infamante pour détournement de fonds publics, qui pourrait peser sur la campagne du Rassemblement national et le tandem qu'elle forme avec Jordan Bardella.
Une condamnation qui pèse sur la campagne
Le 15 juillet 2026, le Nouvel Obs révèle en une les failles cachées du duo Le Pen-Bardella. La condamnation pour détournement de fonds publics, prononcée en 2025, a infligé une peine d'inéligibilité de cinq ans à Marine Le Pen, mais elle a été suspendue en appel. Cette épée de Damoclès judiciaire plane sur la campagne, alors que les sondages donnent le RN en tête pour le premier tour de la présidentielle de 2027.
Le tandem fragilisé
Jordan Bardella, président du RN depuis 2022, voit son avenir lié à celui de Le Pen. Selon une source interne au parti, « la condamnation a créé des tensions, mais le parti reste soudé ». Cependant, des divergences stratégiques émergent : Bardella prône une ligne plus modérée, tandis que Le Pen conserve un discours plus radical. La question de la succession se pose si la condamnation devenait définitive.
Les failles du système
L'affaire des assistants parlementaires européens, qui a conduit à la condamnation, a mis en lumière des pratiques controversées au sein du RN. Selon le jugement, le parti a détourné près de 7 millions d'euros de fonds publics entre 2004 et 2016. Marine Le Pen a toujours nié les faits, dénonçant une « machination politique ». Cette affaire pourrait devenir un thème central de la campagne, opposant probité et populisme.



