Julien Miro, élu maire de Castelnau-le-Lez avec 47,53% des voix
Ce dimanche de second tour des élections municipales, la liste Protégeons Castelnau menée par Julien Miro est arrivée en tête avec 47,53% des voix, permettant à ce passionné de politique de devenir le nouveau maire de Castelnau-le-Lez. À presque 41 ans, Julien Miro promet désormais de se consacrer entièrement à sa fonction municipale.
Un engagement politique précoce malgré un milieu familial modeste
Julien Miro, fils unique, vient d'un milieu modeste et éloigné de la politique. Sa mère était secrétaire, son père travaillait au service des espaces verts d'une commune. Pourtant, dès son enfance, un poster de Jacques Chirac ornait sa chambre. "Je viens d'un milieu modeste, et éloigné de la politique, mais pour ma part, ça m'a toujours intéressé. Chez Chirac, j'ai aimé le rapport humain qu'il savait entretenir avec les gens", confie le nouveau maire.
Des mentors politiques influents
Le jour de sa victoire, Julien Miro a appelé Claude Chirac et Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de l'Élysée. "Frédéric Salat-Baroux a été mon mentor en politique et je garde de lui cette devise 'rien ne résiste au travail'. C'est ce que nous avons fait avec l'Observatoire de Castelnau ces cinq dernières années", explique-t-il. Favorable à Alain Juppé lors de la primaire de la droite de 2017, Julien Miro s'est ensuite laissé séduire par Renaissance.
Un parcours municipal mouvementé à Castelnau-le-Lez
Après avoir emménagé à Castelnau-le-Lez en 2018, Julien Miro a suivi Jean-Pierre Grand et Frédéric Lafforgue. Lors des élections de 2020, il est devenu adjoint au développement durable, mais a quitté cette fonction seulement six mois plus tard. "J'ai été le moins durable des adjoints au développement durable", résume-t-il avec humour durant la campagne. Cette décision a créé une rancœur tenace au sein de l'équipe en place.
Une campagne électorale marquée par les attaques
La campagne électorale a été particulièrement virulente, avec Jean-Pierre Grand multipliant les attaques sur les réseaux sociaux, évoquant notamment "un amateurisme aux pulsions populistes". Cette diatribe anti-Miro n'a pourtant pas empêché Julien Miro d'arriver en tête des 17 bureaux de vote dès le premier tour. "On a été attaqués durement, et pourtant, il demeure souriant, il est solaire", apprécie François Brothier, son colistier depuis six ans.
Un leadership collaboratif apprécié
Daniel Grépinet, ancien adjoint à la culture de Jean-Pierre Grand qui terminait la liste en position non éligible, souligne les qualités de leadership de Julien Miro : "C'est un garçon intelligent qui analyse bien les situations, mais il aime toujours demander l'avis de ses colistiers, il n'est pas du tout pyramidal".
Un engagement total pour sa nouvelle fonction
Julien Miro a pris des engagements clairs pour son mandat : il ne s'engagera dans aucun autre mandat exécutif (il ne sera donc pas vice-président de la Métropole) et ne se présentera à aucune autre élection. Son emploi de cadre chez Engie passera désormais à temps partiel, avec une grande part de télétravail. "Il a toujours été passionné de la chose publique, donc il sera maire avant tout, il n'y a pas de doute. Et puis quand on a des enfants, on voit les choses autrement", assure sa compagne Diwaëlle de Albuquerque, avocate rencontrée à Paris.
Une vie familiale ancrée dans la commune
Le couple est parent d'un petit Gabriel, qui fêtait ses 3 ans le 23 mars, jour du second tour, et d'une petite Jeanne née en janvier. Cette vie familiale récente influence certainement la vision que Julien Miro porte sur son engagement municipal et sa volonté d'améliorer la qualité de vie à Castelnau-le-Lez.



