Un premier conseil municipal sous tension à Grabels
Le premier conseil municipal de la nouvelle équipe majoritaire à Grabels s'est tenu dans un contexte inédit, marqué par l'absence notable de l'ancien maire René Revol et de son adjoint Jean-Pierre Olivares, tous deux démissionnaires. Pour les remplacer, Franck Fiandino et Delphine Pla ont été installés, rejoignant au sein de l'assemblée Zhora Dirhoussi, Vérane Alberola-Lamarre et Frédéric Woillet. Le groupe issu de l'ancienne majorité a choisi de se présenter comme "groupe minoritaire", à défaut d'être désigné sous leur appellation de campagne.
Des projets mis en suspens et une répartition des délégations
Côté majorité, la répartition des délégations a été actée :
- Jacques Servel à l'enfance et aux affaires scolaires
- Véronique Causse à l'environnement et à la mobilité
- Thomas Geraci à l'animation des commerces, à la jeunesse et à la vie des quartiers
- Muriel Chaler à la culture et au patrimoine
- Stéphane Mazel aux sports et associations
- Simone Bringuier aux affaires sociales
Une septième adjointe, Florence Castanier, a également été désignée, en charge de l'urbanisme. Le conseil a ensuite fixé les indemnités des élus : 47 % de l'indice brut terminal pour le maire, 19 % pour les adjoints. Aucune indemnité n'a été accordée aux conseillers municipaux délégués, une disposition qui devrait être rediscutée ultérieurement. Plusieurs commissions ont été créées, notamment en finances et ressources humaines, ou encore tranquillité publique et sécurité civile.
Une situation budgétaire fortement dégradée
Trois représentants ont par ailleurs été nommés à l'association socio-culturelle Gutenberg : Hélène Valles, Simone Bringuier et Stéphane Mazel. Mais c'est surtout la situation budgétaire qui a dominé les débats. Jugée "fortement dégradée", elle se traduit par une dette d'environ 1 800 euros par habitant et une capacité de désendettement qualifiée de critique. Plusieurs charges lourdes pèsent sur les finances communales :
- Une condamnation judiciaire obligeant la commune à verser 420 000 euros à une entreprise dans le cadre du chantier de l'école Pierre-Soulages
- Le remboursement de 800 000 euros de subventions liées à un projet au Niger finalement abandonné
- Le maintien de la rémunération d'un ancien directeur de cabinet
À cela s'ajoutent des travaux de réparation urgents sur des bâtiments récents, comme l'école Soulages ou la Maison commune. Face à ces contraintes, le maire a écarté les hypothèses d'une mise sous tutelle de l'État ou d'une forte hausse des impôts. La piste privilégiée repose sur une réduction d'environ 300 000 euros des dépenses de fonctionnement, notamment via le non-remplacement de certains départs à la retraite, ainsi que sur le report de projets d'investissement, dont celui de l'espace culturel des Granges, afin de limiter le recours à l'emprunt.



