Franck Bertoncini, l'enfant de Bandol élu maire : un parcours atypique au service de son village
Franck Bertoncini, maire de Bandol : un parcours atypique

Franck Bertoncini, l'enfant de Bandol devenu maire : une élection officielle et un engagement profond

Ce vendredi soir, Franck Bertoncini sera officiellement élu maire de Bandol, marquant l'aboutissement d'un destin loin d'être écrit à l'avance pour ce natif du village. Issu d'un milieu modeste et sans études, il incarne une figure politique atypique, centrée sur l'amour de sa commune et la proximité avec ses habitants.

Un maire accessible et proche du terrain

Ne lui servez pas du « Monsieur le maire ». « Non, moi c'est Franck, comme avant ! », lance-t-il aux Bandolais qui le félicitent depuis sa nette victoire aux élections municipales, avec près de 54 % des voix contre 46 % pour le maire sortant Jean-Paul Joseph. Franck Bertoncini insiste sur son omniprésence dans la rue, son « terrain » politique, et promet de ne pas se cloîtrer dans un bureau. Déjà adjoint de 2014 à 2025, il recevait régulièrement ses interlocuteurs au bar, comme au Nautic sur le port, où il a débuté sa vie professionnelle.

Une enfance heureuse et des valeurs familiales fortes

Arrêtant l'école en 3e, Franck Bertoncini a connu une enfance heureuse sur la colline du Roustagnon, qu'il décrit comme « la plus belle du monde ». Les étés festifs et les repas familiaux ont forgé son attachement à Bandol. Son père, travaillant pour Ricard, lui a transmis de « belles valeurs », tout comme Paul Ricard, qui lui a enseigné l'humilité et le respect. Catholique pratiquant, la famille reste une priorité : père de trois filles et déjà grand-père, il entretient des relations étroites avec ses proches.

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Un parcours professionnel et associatif marqué par la persévérance

Après des saisons dans les bars et boîtes de nuit, Franck Bertoncini intègre le service propreté de la ville, gravissant les échelons pendant trente ans, dont dix comme responsable. L'été dernier, il signe une rupture conventionnelle pour se consacrer entièrement à son village. Parallèlement, il s'investit durant quinze ans à l'US bandolaise comme vice-président et entraîneur, avant de démissionner pour s'engager en politique aux côtés de Jean-Paul Joseph en 2014.

Une rupture politique et une victoire émouvante

Au fil des ans, des visions divergentes éloignent Franck Bertoncini de Jean-Paul Joseph, conduisant à une rupture en janvier 2025. « Je suis ému de voir comment j'ai réussi à fédérer », confie le nouveau maire, qui a rencontré personnellement chaque candidat de sa liste. Ses critères : l'attachement au village et des compétences sérieuses. Sans études, il mise sur « l'intelligence du cœur » et son amour pour Bandol pour mener des projets répondant aux attentes des habitants.

Une installation symbolique et un message d'espoir

La séance d'installation du conseil municipal se tiendra à la mairie annexe, avec un écran géant sur la place de la Liberté pour permettre au public de suivre l'événement. « Ce n'est pas un choix anodin : c'est un symbole fort du vivre-ensemble », explique Franck Bertoncini. Il espère que son parcours, marqué par des difficultés mais aussi par une belle vie, servira d'exemple à d'autres personnes sans études qui n'osent pas s'engager, concluant avec sincérité sur sa chance d'être maire avec le soutien des Bandolais.

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