Fin de vie : l'Assemblée adopte définitivement la loi sur l'aide à mourir
Fin de vie : l'Assemblée adopte définitivement la loi

L'hémicycle de l'Assemblée nationale était comble ce mercredi 15 juillet 2026 dans l'après-midi, symbole d'une séance lourde de sens. À 291 voix pour et 241 contre, les députés ont entériné la création d'un droit d'aide à mourir lors d'un quatrième et dernier vote. Ce texte, fruit d'un parcours législatif tumultueux de deux ans, instaure un droit inédit en France.

Un vote historique après des années de débats

Les parlementaires de gauche et du bloc central se sont largement prononcés en faveur du texte, tandis que les Républicains (LR), le Rassemblement national (RN) et l'Union des droites de la République (UDR) ont voté contre. Bien que le suspense fût faible, le soulagement était palpable sur les bancs du palais Bourbon. En tribune, l'ex-député Olivier Falorni (Modem), à l'origine de la proposition de loi, écoutait attentivement les prises de parole, hochant la tête par intermittence. Des rangs de la gauche à ceux de la majorité présidentielle, les députés ont salué son investissement sans faille.

Un parcours législatif long et complexe

Le texte a connu un parcours législatif semé d'embûches, avec des débats houleux tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Après de multiples navettes, une commission mixte paritaire a finalement trouvé un compromis. Ce mercredi, l'adoption définitive marque l'aboutissement d'une « interminable odyssée », selon les mots de plusieurs députés. La loi permettra aux personnes atteintes de maladies incurables et souffrant de douleurs insupportables de demander une aide médicalisée à mourir, sous des conditions strictes.

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Les réactions politiques

À gauche, on se félicite d'une avancée sociétale majeure. « C'est un jour historique pour la dignité des malades », a déclaré un député socialiste. Dans le camp présidentiel, on salue « une loi équilibrée, respectueuse de la liberté individuelle ». En revanche, les opposants dénoncent une « dérive dangereuse ». « Nous avons voté contre ce texte qui ouvre la voie à une banalisation de la mort », a affirmé un député LR. Le RN a également critiqué une mesure « contraire à l'éthique médicale ».

Les prochaines étapes

La loi sera promulguée dans les prochains jours après sa publication au Journal officiel. Les décrets d'application devront être pris sous six mois pour encadrer les modalités pratiques, notamment la composition des commissions d'évaluation des demandes. Les professionnels de santé devront être formés, et des structures d'accompagnement seront mises en place. Cette adoption fait de la France l'un des rares pays européens à autoriser l'aide active à mourir, après la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

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