Municipales 2026 à Grasse : un débat électrique sous haute tension
L'ambiance était particulièrement électrique au palais des congrès de Grasse, hier soir, lors du débat organisé dans le cadre des élections municipales de 2026. Cinq candidats se sont affrontés devant un public bouillonnant de plus de 200 personnes, dans une atmosphère où les invectives et les applaudissements se sont souvent mêlés.
Un face-à-face animé entre des profils contrastés
Le débat a mis en lumière des personnalités bien distinctes parmi les candidats. Jean-Paul Camerano, représentant du Rassemblement national, a alterné entre des attaques personnelles à l'encontre du maire sortant et la présentation de ses propositions, créant plusieurs moments de tension.
De son côté, Mahamadou Siribie, candidat sans étiquette, s'est parfois montré agacé et pas toujours à propos dans ses interventions, tandis que Paul Euzière, également sans étiquette, a fait preuve d'une certaine maîtrise du débat.
Leïla Tonnerre, candidate de La France Insoumise et Europe Écologie Les Verts, est apparue un peu en retrait, adoptant une posture scolaire mais restant plutôt claire dans l'exposition de ses positions écologistes et sociales.
Jérôme Viaud en défense de son bilan municipal
Le candidat des Républicains et maire sortant, Jérôme Viaud, a maintenu une attitude calme et protocolaire tout au long de la soirée. Souvent sur la défensive concernant son bilan, il a répété à plusieurs reprises à ses opposants : « on ne peut pas laisser dire ça ».
Il a dû faire face à des diatribes particulièrement virulentes, notamment de la part du candidat du Rassemblement national, dans un climat où il était parfois difficile d'approfondir les sujets abordés en raison des réactions vives du public.
Les thèmes majeurs du débat grassois
Plusieurs sujets essentiels pour l'avenir de Grasse ont été abordés lors de ce débat animé :
- Le dynamisme du centre-ville et sa revitalisation
- Le projet Martelly et son impact sur la commune
- Les transports et la mobilité dans l'agglomération
- Le logement, avec un focus particulier sur l'avenir des Fleurs de Grasse
Les priorités annoncées par chaque candidat
En conclusion de ce débat tendu, chacun des cinq candidats a pu exposer sa priorité absolue s'il était élu lors des scrutins des 15 ou 22 mars 2026. Ces déclarations ont permis de clarifier les lignes directrices des différentes campagnes en cours, même si l'ambiance générale a parfois nuit à la profondeur des échanges.
Ce débat municipal à Grasse illustre bien les tensions qui peuvent caractériser les campagnes électorales locales, où les enjeux de proximité se mêlent souvent à des positionnements politiques nationaux, créant des dynamiques complexes pour les électeurs appelés aux urnes dans quelques semaines.



