Rachida Dati échoue à la mairie de Paris et affronte un procès pour corruption en septembre
Dati échoue à Paris, procès pour corruption en septembre

Une défaite cinglante pour Rachida Dati à la mairie de Paris

La candidate de l'union de la droite et du centre, Rachida Dati, a subi une défaite sévère face au socialiste Emmanuel Grégoire lors de l'élection pour la mairie de Paris. Le député socialiste et ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo a remporté 50,52 % des suffrages, tandis que Rachida Dati n'a obtenu que 41,52 %. L'insoumise Sophia Chikirou arrive en troisième position avec 7,96 % des voix.

Le « combat de sa vie » perdu

Ancienne garde des Sceaux sous Nicolas Sarkozy et ministre de la Culture sous Emmanuel Macron, Rachida Dati a échoué dans ce qu'elle qualifiait de « combat de sa vie ». Malgré une campagne déterminée et sans concessions, elle ne succédera pas à Anne Hidalgo, qui a dirigé la capitale pendant douze années. Cette défaite intervient après un premier tour décevant où elle n'avait recueilli que 25,46 % des voix.

Dans un message posté sur les réseaux sociaux après l'annonce des résultats, Rachida Dati a déclaré : « Le résultat n'est pas celui espéré, mais je ne renonce à rien. Paris et les Parisiens méritent mieux et je continuerai à me battre pour vous. » Elle a également dénoncé des attaques qu'elle juge mensongères et indignes lors de sa campagne.

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Un second échec et des divisions politiques

Ce revers électoral constitue le deuxième échec de Rachida Dati à la mairie de Paris, après sa défaite face à Anne Hidalgo en 2020. La candidate, âgée de 60 ans, n'a pas bénéficié du report de l'électorat centriste de Pierre-Yves Bournazel, avec qui elle avait pourtant formé une alliance. Cette situation pourrait entraîner des tensions au sein de la droite parisienne, où Rachida Dati est une figure clivante, ayant suscité des oppositions même dans ses propres rangs.

Un procès retentissant à l'horizon

Prochain rendez-vous crucial pour Rachida Dati : un procès pour corruption et trafic d'influence prévu en septembre. Elle sera jugée du 16 au 28 septembre, aux côtés de l'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Les accusations portent sur le soupçon d'avoir perçu 900 000 euros d'une filiale de Renault-Nissan pour avoir exercé illégalement des activités de lobbying au Parlement européen.

Rachida Dati nie fermement ces faits, mais elle encourt une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison et cinq ans d'inéligibilité. Une condamnation pourrait lui faire perdre son mandat de maire du VIIe arrondissement de Paris, un poste qu'elle occupe depuis 2008 et qu'elle a conservé à quatre reprises. Ce procès ajoute une dimension judiciaire critique à sa carrière politique déjà mouvementée.

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