Municipales 2026 à Creissels : Hélène Rivière contre-attaque face aux accusations du maire sortant
Creissels 2026 : Rivière répond aux attaques du maire sortant

Municipales 2026 à Creissels : l'opposition s'intensifie

La campagne électorale pour les municipales de 2026 à Creissels, dans l'Aveyron, prend une tournure particulièrement animée. Après les déclarations critiques du maire sortant Jean-Louis Calvet, sa première adjointe et désormais candidate rivale, Hélène Rivière, a finalement rompu son silence pour répondre point par point.

Des accusations qualifiées de diffamatoires

Hélène Rivière, également conseillère départementale, réagit avec fermeté aux propos tenus par Jean-Louis Calvet lors de la présentation de sa liste Toutes et tous unis pour Creissels. "Des accusations graves qui relèvent de la diffamation selon les termes de la loi", affirme-t-elle dans un communiqué rendu public. La candidate exprime son effarement face à ce qu'elle qualifie de "cynisme" et de méthode "malhonnête" de la part du maire sortant.

"M. Calvet manipule les Creissellois. Il réécrit l'histoire", dénonce Hélène Rivière. Elle souligne avec insistance que son adversaire n'ose même pas prononcer son nom publiquement, suggérant une dimension genrée dans cette confrontation politique : "Je parie que si j'avais été un homme, il n'aurait pas osé m'attaquer."

Un passé municipal tumultueux révélé

Au-delà de la polémique actuelle, la candidate dévoile des tensions qui remontent à janvier 2023, époque où des dysfonctionnements au sein du conseil municipal étaient déjà apparents. Contrairement aux affirmations de Jean-Louis Calvet qui impute ces problèmes à sa première adjointe, Hélène Rivière présente une version différente des événements.

"La vérité c'est qu'il avait une large majorité du Conseil municipal qui n'était pas satisfaite de son comportement", explique-t-elle. Pour étayer ses dires, elle révèle l'existence d'un courrier daté du 6 janvier 2023, signé par 11 conseillers municipaux sur 18, exprimant leur "mécontentement à propos du dysfonctionnement au sein du conseil municipal".

Des révélations embarrassantes

Parmi les signataires de ce courrier figure Julie Pintre-Galières, aujourd'hui candidate sur la liste de Jean-Louis Calvet. Hélène Rivière précise que cette dernière "était alors encore plus virulente que nous, puisqu'elle proposait la démission des conseillers pour sanctionner le maire".

Le contenu du courrier, que la candidate a décidé de rendre public, détaille plusieurs griefs sérieux :

  • Des procès-verbaux de conseils municipaux corrigés et tronqués
  • Des prises de décisions sans concertation préalable
  • Une absence totale de feuille de route claire
  • Des passe-droits que certains adjoints s'octroient
  • Des recrutements de personnel effectués à la hussarde
  • Des embauches sans publication d'appel à candidature

Appel à un débat démocratique serein

Face à ces révélations, Hélène Rivière appelle à plus de transparence et d'honnêteté dans le débat politique local. "Je demande un minimum d'honnêteté, tout ne doit pas être permis en politique", insiste-t-elle. La candidate conclut sur une note d'apaisement, souhaitant un débat constructif pour les habitants de Creissels : "Les habitants de Creissels méritent un débat démocratique, un débat d'idées. Pas un combat de rue."

Cette sortie médiatique marque un tournant dans la campagne des municipales 2026 à Creissels, où deux listes distinctes s'affrontent désormais ouvertement. Les révélations d'Hélène Rivière, documentées par des preuves écrites, promettent d'alimenter les discussions politiques dans les prochains mois jusqu'au scrutin.